Ce que l’on ne peut confier à sa coiffeuse d’Agata Tomazić
Histoires slovènes délicieusement ordinaires
Traduites par Stéphane Baldeck
Belleville éditions 2020, 205 pages

« Parce qu’au final, le pire, ce n’est pas, un beau jour, de ne plus supporter la personne avec laquelle tu vis, mais c’est de ne plus remarquer sa présence. »

Ce recueil de nouvelles, c’est un de ces petits cadeaux de la vie, quelque chose d’inattendu. Des nouvelles slovènes, qui font des clins d’oeil, comme ça, à Kafka (entre autres), qui détournent le concept de chute, une pincée de macabre, un zeste de fantastique, un flirt avec la folie mais le tout toujours bien ancré dans une réalité des plus pragmatiques. Des vies de famille, des mensonges, des vieilles acariâtres et des mères courage, un peu de tout, vraiment, décliné par une plume impeccable. À peine commence-t-on cette lecture qu’on sait déjà que c’est une rencontre, qu’Agata Tomazić construit une oeuvre et qu’on la relira sans faute.