Oiseaux de Motomitsu Maehara (Balivernes)

Joli titre de collection pour les tout petits aux éditions Balivernes : Farfadaises. Nous est ici proposé un imagier dont la particularité est d’être consacré aux oiseaux, en sept  langues avec leur graphie spécifique et leur prononciation : français, anglais, espagnol, arabe, chinois, japonais et esperanto. Grâce à un jeu de couleurs, il est possible de suivre page après page une même langue. Les images sont réalisées en collage, ce qui offre un aspect fortement artistique des plus réussi. Un plus : La prononciation phonétique pour le Japonais, le Chinois et l’Arabe. Solidement cartonné, il peut être proposé dès 6 mois mais ravira tout autant (sinon plus) jusqu’à au moins 6 ans, pour peu que l’enfant soit concerné par une des autres langues ou s’intéresse au sujet.


Regarde, papa d’Éva Montanari (Thierry Magnier)

Une histoire presque sans paroles pour cet album à proposer dès 2 ans, qui nous montre un petit ours pressé de se lever ce matin car c’est la fête en ville. Acrobates, jongleurs et autre fanfare, il a très très hâte de tout voir. Mais papa a du travail, il faut attendre tandis qu’il pianote sur son ordinateur. Ils sortent enfin, mais papa tapote toujours sur son téléphone. Tant pis, c’est tout seul que petit ours va s’amuser alors… à ses risques et périls ? Non, car (ouf) papa va vite se rendre compte des dangers potentiels et enfin lâcher son téléphone… Une histoire presque sans paroles donc mais qui dit beaucoup de son époque, dans un format presque BD aux tonalités très douces.


Bébé loup Les objets de la maison et Les animaux d’Émiri Hayashi (Nathan)

Par ici, on en est à 5 petits-enfants, un sixième nous arrivera d’ici deux ou trois mois et ce n’est pas terminé : autant dire que les livres poussette demeurent un investissement rentable et on ne s’en prive pas. Ceux-ci ont tout bon, très petit format bien cartonné, imagiers du quotidien, couleurs gaies et sourires de tous côtés. Les liens en velours sont tout doux et l’attache se scratche, ce qui est bien pratique. TOUJOURS avoir un petit livre sur une poussette ! Dès la naissance. 


Oh et les Cache-cache ! Je ne m’en lasse pas. Version panda, ouistiti, coccinelle ou poney, c’est toujours aussi sympa à parcourir avec les poupons dès 6 mois en surjouant le tout bien fort, et les petites mains s’amusent toujours autant avec les feutrines. Une collection illustrée par Yu-Hsuan Huang pour les éditions Nathan.


« Ma magie à moi » de Gaia Guasti et Simona Mulazzani (Nathan)

Deux façons d’interpréter cet album où un petit enfant nous raconte le monde tel qu’il l’appréhende, c’est-à-dire en tout puissant régissant tout autour de lui. Évidemment que le monde tourne autour de soi lorsqu’on a 2 ans, premier point de vue. On peut également l’envisager du côté du jeu où l’interrupteur serait une étoile semblant et le chat un géant soumis à notre bon vouloir. De toute manière les choses étant bien faites, on mange quand on a faim et on dort quand on a sommeil et c’est parfait comme ça 🙂


Oh ! Regarde de Valérie Rouzeau et Silvia Borando (Didier Jeunesse)

On proposera cet album dès 1 an, et on pourra au choix expliquer ce que l’on comprend nous-mêmes avec notre gros bon sens d’adulte ou laisser le petit bout glisser au rythme des pages qui se tournent tandis que les (rares) mots lui susurrent avec poésie un simple étonnement. Ensemble, en tous les cas, on regarde avec les deux personnages à la fenêtre la vie hivernale et que tout le monde soit rassuré, tout finit bien. On apprécie beaucoup, au passage, la rondeur des illustrations.


Département des Kauchemars studio 66 d’Yves Abours et Miss Paty (Nathan-

C’est l’oeil, en premier, qui est attiré par les très particulières illustrations (je les adore !) : en noir et bleu, toutes rondes et pas du tout effrayantes, elles apportent un éclairage parfait à une histoire comportant quelques passages qui peuvent faire un petit peu peur mais qui est surtout un immense plaisir absurde. Dans le monde de la famille Roupillon, ce n’est pas triste du tout. Le fils, Nico, 10 ans, n’a jamais fait un seul kauchemar (avec un « k » comme dans kourgette) (;o)) de sa vie  or, selon le code kauchemardesque il faut en voir fait au moins 100 avant ses 11 ans. Plus le choix, il lui faut un stage intensif… À proposer dès 8 ans.


L’un de nous est différent de Barney Slatzberg (Gründ) Trad. Maïca Sanconi

Dans la vie il y a les choses identiques… et puis les autres ! Trois cupcakes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau et un quatrième un chouïa plus longiligne… qui va tous les manger ! Trois lapins bleus et un vélo rouge… le tout roule très bien en équilibre ! Bref, on cherche d’abord l’intrus (et c’est déjà bien amusant) puis on voit comment tout s’assemble sans problème malgré la différence initiale. C’est toujours mieux ensemble ! Dès 2 ans.


C’est l’histoire d’une grenouille d’Agnès de Lestrade et Guillaume Plantevin (Sarbacane)

Réédition de ce conte randonnée absolument irrésistible qui raconte comment un par un, les animaux se plaignent parce que quelque chose a disparu chez eux, avant de tout retrouver dans un final inattendu et évidemment très réjouissant. Le tout en rimes et quelles rimes ! Drôle, drôle, drôle et encore drôle. Indispensable dès 3 ans.