Diane demande un recomptage de Marie-Renée Lavoie
XYZ 2020, 280 p.

Si vous avez lu « Autopsie d’une femme plate » (ou « J’irai danser (si je veux) » en version J’ai lu), vous foncerez sur cette suite des aventures de Diane (sinon commencez par le premier). On la retrouve deux ans plus tard sans sa masse mais avec tout le reste, sa pote, leurs enfants, son ex, celui qui l’a (littéralement) ramassée au tome précédent, et on ajoute quelques petits bouts de chou, des chats cacochymes, une très vieille dame, un nouveau boulot, un non-anniversaire de 50 ans, on mélange avec l’immense joie procurée par les tournures (si dépaysantes pour la France) du québécois et on se régale, c’est tout. Une chick lit réjouissante comme tout (en France on a tendance maintenant à appeler ce genre de roman : « Feel good »; moi je veux bien, mais c’est en réalité de la pure chick lit, une héroïne marrante et pêchue à qui il arrive des bricoles. Le Québec continue à appeler un chat un chat, et je dis bravo.)

« Les femmes ne dorment pas en public, ou si rarement, tout occupées qu’elles sont à préserver les apparences, cette engeance maudite qu’on leur colle au cul dès l’enfance et qui leur permet de s’auto-empoisonner pour le reste de leur vie. »