Anonymat garanti de Greer Hendricks et Sarah Pekkanen
Presses de la cité 2020, 468 p.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Deniard

Elles écrivent à quatre mains et s’y entendent pour accrocher leur lectrice : leur thriller psychologique est difficile à lâcher. Nous sommes à New-York aux côtés de Jessica, maquilleuse professionnelle. Elle travaillait dans le milieu du théâtre avant de subir la violence sexuelle d’un metteur en scène illustre. Maintenant, elle bosse pour BeautyBuzz, 45 mn à domicile pour sublimer n’importe quelle occasion. Chez une cliente, elle entend parler d’une étude sur la morale menée par un psychiatre contre une belle rémunération. Elle force sa chance et ment pour y participer. À partir de là, un jeu dangereux se met en place… Bien fichu, le roman ne cesse de se complexifier et multiplie les tentatives de nous faire douter : qui est le méchant, en vrai ? Ça fonctionne plutôt pas mal et on apprécie au passage les petites infos sur de véritables expériences en psychologie. On n’évite pas certaines facilités mais elles ne nuisent pas au plaisir de lecture et l’envie de connaître la suite (et le dénouement) est bien préservée tout du long.