Terre brûlée de Paula Vézac
la brune au Rouergue 2020, 200 pages

Il y a des parents dont il est difficile de faire le deuil. On peut ne pas être l’étranger et ne pas savoir exactement si c’est aujourd’hui ou hier que maman est morte. Confrontée à ce fait, certes indéniable mais dans le même temps incroyable, la mort de sa mère, Paula Vézac ne sait pas comment réagir et même, elle ne comprend pas vraiment comment elle le fait. Elle ne peut pas passer à autre chose, même si elle croyait avoir coupé les ponts. Alors en trois parties elle entreprend (pour son premier livre) de nous raconter sa mère, remontant les rares fils épars susceptibles de mener à quelque chose, apprenant à ne pas se fier à une mémoire forcément tronquée. C’est un long chemin vers le pardon, seul accès à une forme d’apaisement. C’est un récit épuré et pudique qui parle pourtant directement au coeur et permet d’avancer dans nos propres difficultés. Il m’a profondément intéressée.