Une année lumière (chroniques) de Nathacha Appanah
Gallimard

« Comme le dit la romancière, poète et essayiste Herta Müller, « le langage c’est comme l’air. C’est quand il est foutu que vous réalisez à quel point il est important. »« 

 

Florilège des chroniques hebdomadaires parues dans le journal « La Croix » de janvier à novembre 2017, cette année lumière est un petit plaisir à ne pas bouder. On y fait d’abord (et surtout) connaissance avec l’autrice, qui se raconte en creux bien plus qu’elle ne l’aurait cru. Réagissant (forcément) à l’actualité, elle prend cependant le temps de fouiller les sujets qui la touchent, le langage, l’écriture, le métier d’écrire au sens large, entre autres. C’est vraiment intéressant, d’autant plus que Nathacha Appanah n’éprouve pas le besoin de se mettre en avant et a le souci du mot juste (jolie chronique sur la traduction).

« Je me souviens d’avoir lu cette phrase de Stephen King (121 livres, 1 femme, 3 enfants) : «Pour écrire il faut fermer la porte. » Si seulement c’était si facile. »