Brize a eu envie de répertorier ses séries préférées, et nous invite à faire de même. C’est la première fois qu’elle lance un TAG, j’étais o-bli-gée de le faire ! Alors, sans ordre particulier, et sachant que c’est celles qui me viennent en tête sur le moment :

 

1. Cosmos 1999

SF britannique, 48 épisodes de 47 minutes, 2 saisons, 1975-1978. Une série qui ne supporterait probablement pas d’être revue maintenant mais qui m’a fascinée au plus haut point (j’avais 8-10 ans). Le personnage de Barbara Bain, le docteur Héléna Russell, était inspirant au possible et je trouvais Martin Landau très inquiétant en commandant John Koenig. Est-ce qui m’a tout de suite fait aimer la SF ? Je ne sais plus du tout ce qui se passait ni quel était le contexte, mais je me prenais pour une exploratrice de l’espace et je tripatouillais tout un tas de boutons fictifs en assénant des diagnotics d’un air pénétré. Je me souviens aussi très vaguement d’une autre série, dans mon esprit autour de la même période mais je ne parviens pas du tout à la retrouver, il y avait un vortex rayé noir et blanc ?…


 

2. Urgences

La série qui m’a fait réellement plonger dans les séries. 1996-2010 (en France), 331 épisodes de 45 minutes, 15 saisons, la vie au service des urgences de l’hôpital universitaire de Chicago. Je l’ai vue et revue en entier trois fois sans me lasser, on n’a pas fait mieux dans le genre, même pas Dr House (que j’ai vue en entier aussi avec un beau crush pour Hugh Laurie). Je ne connais personne qui se soit remis(e) de la mort de Mark Green, moment insupportable s’il en est.


3. Atypical

Une série en cours (déjà 3 saisons sur Netflix) mettant en scène la sortie de l’adolescence de Sam, un garçon atteint d’un trouble autistique. C’est tendre et touchant, souvent très drôle et les acteurs sont excellents. Décalés juste ce qu’il faut, les épisodes sont extrêmement accrocheurs et on se retrouve à engloutir chaque saison en un temps record. Pas niais du tout, mais très enjolivé par rapport à la réalité, forcément.


4. The Crown

Série en cours (déjà 3 saisons sur Netflix) retraçant l’épopée d’Elisabeth II, Her Majesty  The Queen, depuis son adolescence. Que le sujet vous intéresse au départ ou pas du tout, vous ne pourrez empêcher la fascination de s’exercer car cette personne, l’être humain qu’est Elizabeth Alexandra Mary Windsor, est par force totalement atypique, déroutant, étonnant, incongru donc fascinant. Évidemment romancée, la série se calque malgré tout sur la vérité historique et est dotée, excusez-les du peu, d’un casting d’exception et les images sont d’une stupéfiante beauté. Une véritable perle.


5. The Marvelous Mrs Maisel

Si vous ne connaissez pas, je vous invite à suivre de toute urgence la chronique signée Marianne Levy sur Onlalu,  « Onlavu« , tant c’est à la fois une mine de découvertes de séries et une leçon d’écriture : ses chroniques sont parfaites, incitatives, enjouées, documentées et font à chaque fois ressortir la substantifique moelle des oeuvres dont elle parle. En ce qui concerne « The Marvelous Mrs Maisel« , elle a tout dit, et bien dit. Je n’ajouterai que ceci : IL Y A UNE TROISIEME SAISON ?!?!?!?!?!?!!!!  YIPIIIIII YEAAAAAHHHH, je m’absente au monde le temps de la voir, au revoir.


6. Years and years

Mini-série BBC de six fois une heure, Years and Years nous emmène dans un tourbillon glaçant dans notre futur, tel qu’il pourrait fort bien se révéler. On commence maintenant, tout est normal, et pim paf pouf cinq ans passent en accéléré et c’est tout comme maintenant, sauf ceci sauf cela qui n’ont l’air de rien, vraiment, un truc qu’on entend aux infos et qui semble ne pas nous concerner et pourtant. C’est affreux, il n’y a pas d’autre mot, affreux, crédible, possible, c’est demain, c’est nous. Ça pulse, ça vibre, ça vit, c’est Russell T. Davies, casting de malade, écriture au cordeau, on pleure, on rit, on tremble. Je l’ai vu deux fois en entier à la suite, terriblement anxiogène et parfaitement réussi.


7. The O.A.

Oh la la, the OA. THE O.A., quoi, la série à nulle autre pareille, impossible à raconter, réfractaire à tout résumé, un ovni. Un truc de dingue, littéralement. Deux saisons de huit épisodes. De la SF ou du Fantastique avec du thriller, de l’Aventure, une romance et de l’apprentissage, de l’amitié, une chorégraphie, heu… disons qu’une jeune femme est repêchée alors qu’elle vient de sauter d’un pont et ses parents se précipitent à son chevet. Elle a disparu depuis plusieurs années. Elle ne les reconnaît pas. Il s’avère qu’elle était aveugle et ne l’est plus, ce qui est physiquement impossible… Base de départ intrigante qui n’annonce rien de ce qui va suivre.Chaque épisode nous entraîne dans une aventure qui se renouvelle, qui n’est jamais la suite à proprement parler de ce qui a précédé tout en en étant dans la parfaite continuité, qui va très très loin, ailleurs, autrement, et qui s’offre le luxe de nous faire douter, une interprétation est possible, une autre tient également la route. On cogite, on en prend plein les yeux, on a ce truc du coeur qui se soulève, ce sentiment de grandeur, d’urgence, d’allégresse, impossible à expliquer. The OA est peut-être la meilleure série que j’aie jamais eu l’occasion de vivre (car elle ne se regarde pas). Et Brit Marling, l’héroïne, créatrice, productrice et réalisatrice avec son compagnon Zat Batmanglij, est une allumée extraordinaire.


8. Narcos

Trois saisons de dix épisodes, qui racontent la réalité du trafic de la cocaïne époque Pablo Escobar, dont elles racontent l’ascension et la chute. Ce n’est pas « que » sur Escobar, mais ça en donne une vision tronquée, presque romantique, que l’on suit avec gourmandise mais qui, avec le recul, est tout de même sacrément problématique, d’autant que c’est fortement romancé. Dans la foulée je m’étais engouffrée la télénovela « Pablo Escobar: el patrón del mal » en vostfr (113 épisodes), moi qui ne parle pas un mot d’espagnol, il fallait que je sois sérieusement accrochée. Il n’empêche que c’est « la » série qui nous a réellement mis sur Netflix, et la seule à ce jour regardée en entier à deux, monsieur et moi (il n’est pas séries, il abandonne toujours en cours !).


9. Mad Men

92 épisodes de 47 mn. New-York, les années 60, une agence de pub, la condition féminine, l’alcoolisme et le tabagisme, surfer sur les vagues consuméristes et en prendre plein les mirettes. Portrait d’une époque révolue qu’on n’en reviendra pas d’avoir vécue avec une telle inconscience dans les livres d’Histoire, c’est en quelque sorte la liste de tout ce qu’on a fait pour s’auto-détruire. Bien sûr c’est ultra léché et les acteurs éclatent de présence, de l’avoir vue entièrement  en 5 jours du matin au soir a ajouté à l’effet immersif, Mad Men et moi, c’est pour toujours.


10. American Horror Story

Une série en cours avec déjà neuf saisons (une dixième prévue, je crois) qui offre la particularité de faire revenir les mêmes acteurs au fil des saisons mais jamais dans le même rôle, et c’est parfois saisissant. On est dans le domaine de l’horreur, les génériques sont ultra flippants mais les épisodes beaucoup moins, ils déroulent une véritable intrigue qui relègue le genre en périphérie voire en parodie, parfois (en hommage ou en fil rouge). Les univers se renouvellent à chaque saison et celles avec la grande Jessica Lange sont mes préférées. Une série étonnante !


Celles de Brize : LE PRISONNIER : j’ai vu quelques épisodes à l’époque mais n’en garde pas plus de souvenirs que ça, ça m’angoissait un petit peu sans me séduire. DARK ANGEL, ALIAS, CHUCK : pas vues ! DESPERATE HOUSEWIVES : Vu presque tout je crois, mais comme on regardait à l’époque, au compte-gouttes des diffusions, donc avec quelques ratés forcément. Sympa mais pas culte pour moi ! UN VILLAGE FRANÇAIS : Un grand OUI ! J’ai quelques saisons d’un coup en coffret et puis un grand blanc, du coup je ne sais plus vraiment où j’en étais, pour pouvoir me remettre dedans il va falloir tout reprendre et tout voir et je le ferai ! Une série française très réussie. THE GOOD WIFE : OUI ! Tout vu, adoré, procès, avocats, c’est mon dada, vu aussi THE GOOD FIGHT, le spin-off, à la fois semblable sur la forme et totalement différente sur le fond. Aimé aussi 🙂 BORGEN : OUI ! Un grand plaisir de découvrir le Danemark avec cette série intelligente et politique. GAME OF THRONES : OUI ! Repris récemment, je me suis refait l’intégrale puisque, comme d’hab, je ne savais plus où je m’étais arrêtée (c’est valable aussi pour les romans, pourquoi donc est-ce que je ne note pas, je me le demande…) et même si la dernière saison fait mal par son ridicule achevé, quelle aventure ! Quels personnages ! Adoré. HOMELAND : Oui ! et Non 🙂 Tout vu et bien accroché et tout (les espions, un autre de mes dadas), mais un petit peu de mal quand même avec le lacrymal permanent. Je n’ai jamais vu quelqu’un autant pleurer à longueur d’épisodes, quand même ! (Ah si, peut-être Offred après la première saison de The Handmaid’s Tale…) ORPHAN BLACK : OUI ! Une performance impressionnante de la jeune actrice et une série entraînante. Pas super géniale mais bien. THE AMERICANS : OUI ! Oui ! Une SUPER série bien accrocheuse avec un gros côté suranné qui participe à son succès. LE BUREAU DES LEGENDES : Oui ! Quelques petites choses qui me dérangent un petit peu (à commencer par l’acteur principal) mais une bonne série, prenante, imaginative.

Et maintenant, qui dit TAG dit Tagué(e)s ! Je demande donc les séries préférées de : Cathulu (je sais que tu en regardes !), Clara, Clarabel (toi aussi tu en consommes des tas !), Jean-Marc, Lewerentz, Lire au lit, Hop sous la couette et The Austist Reading. Personne n’est obligé à rien mais vous êtes tagués pour le premier tag de toute sa vie de Brize, je dis ça, je dis rien 😉