Mes comptines T’choupi au piano de Thierry Courtin (Nathan)

Sur le principe, c’est tout facile : huit notes représentées par huit couleurs, des comptines ultra connues très simples à pianoter, il n’y a qu’à suivre les couleurs. Ça se fait, bien sûr, mais c’est loin d’être instinctif pour un adulte pas entraîné. Le petit, lui, dès 3 ans, s’amuse comme un petit fou et le format est parfait pour ses petits doigts. Hé, mais ?!… C’est ça ! C’est une question de format, j’ai les mains trop grandes (;o))


Les albums Kididoc Monstres d’Anne-Sophie Baumann et Dankerleroux (Nathan)

L’image ne rend pas justice à la beauté de la couverture, qui se renouvelle à chaque page. Clairement, les illustrations signées Dankerleroux sont sublimes, rendant à merveille l’atmosphère légèrement inquiétante mais pas trop, parfait support à un texte tout aussi réussi. Une jolie histoire emplie de monstres mais aussi et surtout de popup, molettes à tourner et autres volets à soulever, comme tous les Kididoc, on adopte ! Grand format pour un chouette effet cadeau. Dès 4 ans.


La Légende de l’Attrape-Rêves de Pippa Dyrlaga (Gründ) (Adaptation de Chantal Janisson)

Savez-vous comment les attrape-rêves ont été créés ? Ce conte ojibwé nous l’explique joliment, en déroulant le message jamais démodé du respect de toute vie et de la nature. Les illustrations sont très jolies, à la fois sobres et complètement novatrices : par un jeu de découpes laser les pages épousent les formes des images de la suivante et l’effet est saisissant. À raconter encore et encore à partir de 3 ans.


Sacha le pêcheur de Florie Saint-Val (Les Fourmis Rouges)

Pour son premier album chez Les Fourmis Rouges, Florie Saint-Val détourne les contes de randonnées avec une malice tout à fait réjouissante. Son héros, Sacha, est un pêcheur pétri d’habitudes, jusqu’au jour où tout change ! Chaque jour, il pêche un  nouveau compagnon à la langue bien pendue et au comportement différent, et ce qui rythmait son quotidien de manière immuable continue à le faire, mais tout à fait autrement. Drôle, gai, inventif et coloré, cet album/BD donne le sourire, dès 6 ans.


Les formes Tralal’Art de Sandrine Andrews (Nathan)

Je suis toujours aussi fan des albums qui démocratisent l’art pour les tout-petits et cette collection, Tralal’Art, m’enchante de bout en bout. Portant son attention ici sur les formes, elle propose cinq oeuvres de cinq artistes et invite le bébé (dès 1 an) à toucher et à saisir un petit quelque chose d’un mécanisme. Les couleurs changent ou bougent et bébé est acteur du mouvement, c’est fascinant ! Un indispensable !


La recette de Sacha Quichon d’Anaïs Vaugelade (L’école des loisirs)

Connaissez-vous la famille Quichon ? Non ? Il y a déjà huit livres parus les concernant et ils ont annoncé la couleur : chaque livre de la famille Quichon est le portrait d’un enfant Quichon, et il y a soixante-treize enfants Quichon dans la famille Quichon. On aura le temps de bien les connaître, donc, mais ça tombe bien, parce qu’on les trouve très très sympathiques. Par exemple, aujourd’hui, Maman Quichon n’a pas du tout envie de faire la cuisine. C’est pareil pour papa Quichon, pas du tout du tout envie de faire la cuisine. Heureusement, ils ont des enfants. Ils en ont même soixante-treize, donc… Une cuisine en famille rigolote comme tout et surtout, une super caissière au magasin qui est elle aussi drôlement sympa 🙂 Dès 3 ans.


Les quatre filles du docteur March et Les hauts de Hurle-Vent (L’école des loisirs)

Aimer, apprécier – que dis-je, adorer les textes originaux n’empêche pas de saluer les belles initiatives, et cette nouvelle collection à L’école des loisirs, « Illustres classiques » en est une. Inaugurée par deux textes formidables, deux histoires intemporelles qui ont plu, plaisent et plairont longtemps encore aux adolescent(e)s, elles les plongent au coeur des intrigues grâce à une traduction et une adapatation contemporaines et à de très jolies illustrations. Ainsi, on prendra encore et encore un plaisir fou à suivre la fougueuse Jo March grâce au travail de Malika Ferdjoukh (qui a traduit et abrégé) et aux illustrations de Thomas Gilbert (dès 13 ans), et/ou on tremblera devant l’effrayant et ténébreux Heathcliff grâce à la traduction de Frédéric Delebecque et aux illustrations de Charlotte Gastaut  (texte abrégé par Boris Moissard) (dès 12 ans). Évidemment, on se réjouit aussi du fait que deux femmes aient été choisies pour ces deux ouvrages qui constituent un très chouette cadeau de Noël (grands, beaux et lourds), les exceptionnelles Louisa May Alcott et Émily Brontë.


Avez-vous lu ? (T2) Les classiques de la littérature de Pascale Frey et Soledad Bravo (Rue de Sèvres)

J’avais adoré le premier tome, je me suis jetée sur ce deuxième avec gourmandise. C’est toujours aussi réussi ! À la fois drôle, impertinent et pourtant respectueux de l’oeuvre originale, ces présentations-évocations de grands classiques donnent toujours envie de lire et relire et en fait, c’est ça le cadeau. À (vraiment) offrir très largement autour de soi, dès 14 ans.


Mon beau cherche et trouve pop-up de Fanny Giacomini (Langue au Chat)

C’est l’album de saison, à feuilleter dès aujourd’hui. On y trouve cinq scènes autour de Noël (la décoration de la maison, le marché de Noël, les préparatifs du réveillon etc.) que l’on peut observer à travers un cadre qui se met en place lorsqu’on ouvre le livre (façon pop-up). À nous ensuite de repérer les petits détails qui fourmillent ! Un grand album qui brille, idéal à partir de 3 ans.