Chambre froide de David Koepp
Harper Collins Noir 2019, 344 pages
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Thibaud Eliroff

Il était une fois un champignon qui s’était modifié par un concours de circonstances. Il était sur le point d’anéantir toute vie humaine sur Terre (simplement parce qu’il le pouvait, son but, comme celui de n’importe quel être vivant, étant de se répandre) lorsque l’intervention de deux agents (de l’Agence de Réduction de la Menace Nucléaire) hyper forts l’ont contenu. On était en 1987. Trente-deux ans plus tard (soit aujourd’hui, bravo vous suivez), retraités et tout, ils vont devoir ré-intervenir…
David Koepp a un CV long comme le bras et même sans le connaître, on connaît tous son travail. Scénariste de renom, on lui doit par exemple Jurassik Park ou le tout premier Mission Impossible (le film). Il était certain que son premier roman tiendrait la route, mais je ne m’attendais pas à autant m’amuser. Ses personnages sont extras, de la famille de ceux de Laurent Chalumeau et il leur consacre la même tendresse un peu vache. L’intrigue est haletante, flippante à souhait et son rythme nous tient bien captif. C’est évidemment très formaté et quelque peu attendu, mais c’est tellement bien fait qu’on passe un excellent moment entre ces pages, que je recommande chaudement.

Le billet de Mylène.