Voisins, amis et rien de plus d’Anna Premoli (J’ai lu) Traduit de l’italien par Alexandra Tessier

Je ne suis pas une lectrice de romances car leur schéma éternellement identique m’agace, mais je reste sensible à un joli brin de plume et l’humour me fait toujours passer bien des choses annexes. Le billet de Clarabel m’avait donné envie, j’ai tenté, j’ai raté. Dans cette romance, il y a des bonnes choses : c’est entraînant, l’héroïne est autrice de romances historiques et fait partie d’une team de romancières bien copines entre elles; elle adore porter des trucs à licornes ou autres pandas, des pulls à la Bridget Jones-de-Noël-ridicules, elle passe son temps à faire éclater de rire tous ceux à qui elle parle, bref, elle me faisait fortement penser à quelqu’un, si, vous voyez ce que je veux dire. Mais le personnage masculin est d’une transparence confinant au néant et n’a pas un seul comportement crédible (une rock star dispo 24/24 et tout entier tourné vers tout le monde sauf lui ? heu…), et un gros RAS-LE-BOL de ces stéréotypes ineptes : la miss fait du 40 mais passe son temps à prétendre qu’on la croit enceinte tant son ventre « ressort », se sent vieille dame parce qu’elle a trente-six ans. tient des dialogues d’une platitude totale qui font éclater de rire l’intégralité de ses interlocuteurs sans qu’on comprenne vraiment pourquoi (j’aurai dû compter le nombre d’éclats de rire, tiens), bref, aucun papillon pour moi. Je salue malgré tout la tentative, un couple où monsieur a onze ans de moins que madame, ça reste peu courant – et pourtant aussi « normal » que l’inverse.