Quatre pattes de Gaëtan Dorémus (Rouergue)

On avait assisté à la naissance du petit ourson dans « Tout doux« , le voici qui crapahute dans le vaste monde (son jardin) à quatre pattes. Tant de choses à voir, sentir, grimper, toucher ! Mais attention, on peut vite se sentir perdu ! Heureusement, les bras de papa ou maman ne sont jamais bien loin, ouf, on se rassure. Un album à proposer dès 2 ans avec de riches illustrations très colorées, tandis que le texte se fait discret. Pour tous les petits crapahuteurs !


Le livre des c’est pas moi ! de Soledad Bravi et Hervé Eparvier (l’école des loisirs) (Loulu & cie)

Dans un format tout petit, bien cartonné et facilement manipulable, Soledad Bravo (au dessin) et Hervé Eparvier (au texte) nous dressent la liste de toutes les bêtises courantes susceptibles de se produire au quotidien. Qui a pris les ciseaux, touché au sapin, dessiné sur le mur, Mmm ? C’EST PAS MOI ! sommes-nous tous spontanément tentés de s’écrier, même quand c’est nous, surtout si c’est nous, d’ailleurs. Sauf la dernière situation, où l’on se désigne de grand coeur ! Dès 2 ans.


Akita et les grizzlys de Caroline Solé et Gaya Wisniewski (Mouche) (L’école des loisirs)

Quelle petite merveille que ce roman ! On y évolue dans un univers glacé, au milieu des aurores boréales, bien emmitouflés dans des peaux de bêtes bien chaudes. C’est un grand jour pour Akita, celui de ses sept ans. Elle l’inaugure en se fâchant tout rouge, elle « fait une grizzly« , comme dit son grand frère. Ça l’ennuie beaucoup, ses colères. Ça l’empêche de faire ce qu’elle voudrait, ça l’isole. Ses parents l’emmènent voir une glooglooka, ce qui lui fait très peur. C’est la faute à ses grizzlys… Au travers d’une histoire prenante et dépaysante, Caroline Solé explique très simplement ce que peut faire un(e) psychologue pour aider ponctuellement un enfant à gérer une difficulté, et je trouve ça très fort. Les illustrations sont belles, ce qui ne gâche rien ! Dès 7 ans.


La Reine de la comédie de Jenny Jägerfeld trad. (suédois) de Rémi Cassaigne (De La Martinière Jeunesse)

Où l’on suit le deuil compliqué de Sasha, douze ans, dont la maman vient de se suicider. Loin du titre et de la couverture, ce roman se révèle profond et très émouvant, sans être plombant, ce qui est plutôt fortiche. En prenant à bras le corps le thème si difficile du suicide Jenny Jägerfeld nous offre un personnage courageux et attachant qui est tout à fait en mesure d’aider quelqu’un qui passerait par cette épreuve. À partir de 11 ans.


Graines de bandits d’Yvon Roy (Rue de Sèvres)

Une BD pour toute la famille (dès 9 ans) qui raconte une partie de l’enfance de l’auteur, à hauteur de cet âge-là à peu près. Ses parents avaient décidé de jouer les pionniers, au Canada, dans les années 1970 mais leur tentative connaît des problèmes dès le début. Englués dans les difficultés, le couple se désagrège et la mère, notamment, s’enfonce dans la tristesse et devient violente, en réaction. Yvon et son frère subissent cette violence de plein fouet, tout en se réfugiant dans leur lien fraternel et la nature autour d’eux. Tout est jeu et ils ne ménagent pas leurs efforts, à courir ici et là et à reproduire de manière extrêmement vivante ce qu’ils apprennent dans les livres. Une enfance presque sauvage qui est ici racontée avec beaucoup d’attraits (la narration est très entraînante), sans que le fond, beaucoup plus dramatique ne soit occulté. Une belle réussite qui donne envie de se plonger dans la première BD multi-primée de l’auteur, « Les petites victoires« .


Bateau sur l’eau de Martine Bourre (Didier Jeunesse) collection Pirouette (Mes comptines animées)

Un album à proposer dès 2 ans (pages en papier) avec l’intégralité de la comptine (on chante souvent juste la première strophe !…) et des illustrations vraiment sympas, avec des collages et  une belle inventivité. Attention, ça reste en tête 😉


La vie hantée d’Anya de Vera Brosgol (Rue de Sèvres) Trad. Alice Delarbre

J’avais bien aimé « Un été d’enfer » de la même autrice c’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers cette BD, la première qu’elle ait écrite, en 2011 (elle a obtenu un Eisner d’ailleurs). On y suit Anya, une jeune lycéenne russe émigrée depuis quelques années aux USA. Pas super bien dans sa peau, elle recevra l’aide d’un fantôme, ce qui va vite se révéler problématique… Une très chouette BD ado (pas Jeunesse, je dirais à partir de 13 ans) clairement du genre Fantastique avec une pointe de frayeur (réussie) et une jolie réflexion sous-jacente. Le dessin est très vivant, à la fois rond et expressif.


Te souviendras-tu ? (Que je t’aimerai toujours…) de Céline Person et Lili la baleine (Langue au Chat)

Super format bien adapté aux très petites mains maladroites (solidement cartonné et couvertures moelleuses) qui raconte les tout petits gestes du quotidien qui tissent les liens. Chaleureux, souriant, tendre, un album pour dire qu’on aime ! Dès quelques mois.


Mon premier imagier du Louvre (Grund)

J’ai un gros gros faible pour ces livres qui démocratisent les musées et j’applaudis des deux mains ce très bel imagier ! Amorcer le concept des couleurs, des chiffres ou des animaux (entre autres) à l’aide d’oeuvres d’art exposées au Louvre, c’est super ! De petit format et solidement cartonné, c’est loin du bêtifiant et tout le monde apprend, bébé et parents 🙂 Dès quelques mois.


Avec mon doigt…. Le camion de pompiers de Stella Baggot, Holly Lamont trad. Éléonore Souchon (Usborne)

On ne le voit pas comme ça sur une image mais ce livre possède de vraies roues solides (on s’entend, hein, en carton) qui tournent, sur un format assez grand : parfait pour en faire un jouet, histoire de mettre en situation ce qu’on y a lu. La vie d’une caserne de pompiers avec des animaux, joyeuse et colorée. Dès 1 an.

 

 

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