La vie effaçant toutes choses de Fanny Chiarello
Éditions de l’olivier 2018, 233 pages

Si vous avez déjà lu Fanny Chiarello, vous connaissez sa belle singularité.
Si ce n’est pas le cas, ce livre constitue une parfaite entrée dans son univers. Recueil de neuf nouvelles qui se traversent parfois les unes les autres, il peut être également lu comme un roman choral, mais clairement ça n’a aucune importance car tout est dans son étrange inquiétude. Neuf femmes, d’âges différents, de conditions sociales, culturelles, mentales différentes; trois endroits qui les « classent » en quelque sorte trois par trois. On les accompagne un très cout moment tandis qu’elles se trouvent toutes à un instant de basculement, chacune à sa manière. Aucune n’a la grande forme, il faut le savoir tout de même. Mais en toutes tournent les mille et une pensées qui s’agitent dans nos propres crânes et qui sont inhérentes à la condition d’animal humain. Les descriptions sont saisissantes, le propos intelligent, la plume chaleureuse même quand elle égratigne, on ne bouge pas d’un cil de la première à la dernière phrase et on se promet de relire très vite Fanny Chiarello.
Je recommande également la lecture du billet de son blog consacré à ce livre.

L’avis de Cathulu,

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