Une seconde chance (Les chroniques de St Mary, Livre 3) de Jodi Taylor
HC éditions, 2019, 346 pages
Traduit de l’anglais par Cindy Colin Kapen

On attend le livre 4 maintenant, c’est pour octobre !
C’est à peu près tout ce qu’il y a à dire de ce troisième volume des aventures de Maxwell, étant établi que vous ne pouvez pas commencer par n’importe quel tome. C’est une série, une vraie, et à ce titre il faut commencer par le livre premier et avancer dans l’ordre. Ce faisant, vous constaterez que, comme dans toute bonne série, votre intérêt ne fait que croître au fur et à mesure des épisodes, que tout se recoupe, tout est lié et que, ô surprise, connaître les personnages depuis le début éclaire leurs rapports d’un jour nouveau. Enfin, ceci serait tout à fait vrai si le fait qu’ils ne cessent de voyager dans le temps ne les amenaient à se rencontrer les uns et les autres à différents moments de leurs histoires (un peu comme River Song et le Docteur, voyez ?) (docteur qui ?), ce qui est à la fois terriblement excitant et particulièrement emmêlant. Jodi Taylor nous en avertit d’ailleurs elle-même dès sa présentation des personnages (Dramatis Bidulae, comme elle dit) :
« En provenance du futur : Chef Leon Farrell (oui, lui-même.)
En provenance du passé :Chef Leon Farrell (Ça se complique. Tenez bon.) »
Elle nous offre également un excellent résumé du fond de la série entière :

« Nous travaillons pour l’institut de recherche historique St Mary, qui est lui-même vaguement rattaché à la vénérable université Thirsk. Nous sommes aussi misérables et délabrés que l’édifice qui nous héberge. Nous avons deux missions principales : consigner et documenter les évènements historiques majeurs depuis l’époque contemporaine (oui, bon, appelez ça voyager dans le temps si vous voulez) et ne pas mourir. Si nous sommes plutôt doués pour la première, nous avons encore des progrès à faire en ce qui concerne la seconde. »

Ce qui est, cette fois, rigoureusement exact, et qui va entraîner un basculement vers la notion de mondes parallèles pour la suite, on s’en lèche les babines par avance (ça se sent que ça va être long jusqu’en octobre ?).
En attendant on aura vécu quelques temps à Troie (avant et pendant la guerre), baguenaudé dans quelques époques et lieux divers, sans oublier une cohésion d’équipe mémorable à Gloucester. Et c’était drôlement bien (drôle, prenant, léger et grave à la fois) !

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