Mon livre de douces mélodies (Usborne) d’Alison Friend, Sam Taplin, Anthony Marks (Trad. Véronique Duran)

Cinq morceaux classiques ultra connus à destination des plus jeunes (dès la naissance) : Erik Satie, Johann Pachelbel, Gabriel Fauré, Franz Schubert et bien sûr Mozart délivrent leurs douces mélodies dans des arrangements très feutrés. Idéal pour amorcer un temps calme, d’autant que les morceaux durent vraiment longtemps.


Bloup ! Mon imagier sonore des animaux de la mer Kididoc (Nathan) de Nathalie Choux

Un imagier dans lequel on a des choses à actionner et des sons à découvrir ! Parfait à proposer dès 6 mois, pour les petites mains encore malhabiles et les curiosités vierges. On se régale avec les dauphins et autres crabes.


Marcel super chat de Joanna Wiejak (Le Diplodocus)

L’école est finie, deux petits garçons rentrent chez eux. L’un invite l’autre, il fait miroiter la rencontre avec son chat, l’autre dit oui bof, moi aussi j’en ai un, de chat. Oui, mais sûrement rien à voir avec Marcel ! Car Marcel le chat, dans l’oeil de son petit maître en tout cas, est ex-CEP-tion-NEL, Pourquoi ? Eh bien il va se lancer dans la description toujours plus exagérée de tous ses exploits… C’est tellement ça ! La manière joyeuse et irréelle dont les enfants s’arrangent de la vérité pour appuyer leur désir… On s’amuse beaucoup entre ces pages servies par un graphisme épuré et direct, jusqu’à la chute, parfaite. Dès 5 ans. (Lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.)


La maison d’Honoré d’Iris de Moüy (École des loisirs) (Loulou & cie)

Un imagier de la maison en grand format souple, doté de nombreux petits volets à soulever (en papier, attention, fragiles !) qui nous montre absolument tout ce qu’une maison peut comporter (et même au delà…) tout en nous racontant plein de petites histoires autour d’Honoré et ses amis. De quoi se perdre pendant de longues minutes avec cette impression vertigineuse de foisonnement infini ! Dès 3 ans.


Petit Renard à l’école de Sophie Ledesma (De La Martinière Jeunesse)

C’est le premier album de Petit Renard que je lis mais il semblerait qu’ils comportent tous une petite loupe rouge (ici en forme de cartable) (et surtout : attachée au livre par une ficelle, pratique !) permettant de découvrir ce qui se cache sous des gribouillis (l’autrice, Sophie Ledesma, déclare être tombée très jeune dans les gribouillis). Grâce à ce procédé, le petit lecteur (dès 3 ans) prend beaucoup de plaisir à jouer au détective et, mine de rien, à se familiariser avec l’univers de l’école qui l’attend dans quelques mois. D’autant plus que son doudou lui-même est présent à toutes les pages, chose rassurante s’il en est.


Le plus beau bébé du monde de Susie Morgenstern et Laurent Simon (Nathan)

Un album de douze poèmes pour célébrer l’arrivée d’un bébé dans une famille. Ça semble un peu classique, dit comme ça, non ? Mais quand Susie Morgenstern est aux manettes, on peut être certain qu’il y a de la fantaisie ! Des poèmes, oui, mais plan-plan, jamais ! Qui d’autre qu’elle  pourrait ainsi porter aux nues ces petites bouilles d’amour tout en dénonçant la fraude totale qu’ils représentent ? On leur dresse des autels, on leur consacre la totalité de notre temps et de notre attention et eux ils dorment, râlent, mangent, remplissent leurs couches et c’est reparti pour un tour. Mais un jour (si vite) ils nous reconnaissent et alors là… Un album empli d’amour et d’un saint décalage pour trognoter et gagater. Les illustrations sont parfaites, réalistes et si mignonnes. Dès 3 ans pour les grands frères ou les grandes soeurs, et sans limite pour tout le reste de la famille.


C’est quoi… la lune ? (Usborne) de Katie Daynes et Marta Alvarez Miguéns (Trad. Claire Lefebvre)

La série des « C’est quoi… ? » est parfaite à partir de 3 ans, avec tous ces petits volets à soulever apportant une réponse à des questions ludiques. Le tout présentant ici la lune, sa forme, sa composition, la manière dont l’Homme est allé s’y poser et même – ils prennent ça très au sérieux, et c’est bien ! – tout ce qu’il leur faudrait à eux pour y aller.


La princesse au petit pois (Usborne) Illustrations d’Ella Bailey

L’histoire est tout à fait fidèle au conte d’Andersen, l’originalité se niche dans les illustrations et les découpes (avec des effets de relief), permettant au petit lecteur (dès 2 ans) de participer. Un prince doit choisir une princesse, aucune prétendante ne trouve grâce à ses yeux, une inespérée arrive en retard, et la reine mère jugera de sa qualité de « vraie » princesse ou non à la finesse de ses perceptions : sentira-t-elle le petit pois glissé sous son matelas ? Je suis toujours étonnée qu’on encense ainsi une grognon mal élevée mais enfin, j’ignore quels étaient les critères de jugement en 1835 et je milite toujours pour la diffusion des contes, aussi étranges puissent-ils nous paraître aujourd’hui. En plus la collection « Coucou ! Mes contes de fées » est vraiment sympa !


La Nuit parfois je rêve de Stéphanie Demasse-Pottier, illustré par Clémence Pollet (De La Martinière Jeunesse)

Bashung mentait parfois la nuit, la petite fille de cet album, elle, rêve, parfois. Ce qu’elle nous propose en réalité est la liste exhaustive de tout ce qui nous traverse l’esprit au moment de l’endormissement, ces instants suspendus juste avant de lâcher prise. Parfois il y a des inquiétudes, certaines légitimes, d’autres propitiatoires, souvent il y a une saine fatigue, l’envie de prolonger le jour, de la joie ou toutes sortes d’autres choses. J’aime énormément parce que c’est sincère, bienveillant, vrai, et que ça parle à tous les lecteurs, de 4 à 104 ans.

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