Et la lune, là-haut de Muriel Zürcher
Éditions Thierry Magnier 2019, 332 pages

Ce roman est un compte-à-rebours, un décompte de dix au décollage. 10, on rencontre les deux héros, Alistair et Yaro. Neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un, on passe avec eux par toutes les émotions. Puis on décolle, tous ensemble ! Qu’est-ce que ça fait du bien, un roman destiné aux ados (dès 13 ans) qui ravit tout autant les (grands) adultes ! J’ai pensé au Sauveur de Marie-Aude Murail, pour la manière dont tout s’imbrique parfaitement, comme dans une vie totalement idéalisée forcément, mais avec tellement de bonne humeur et de bienveillance qu’on en redemande. Alistair est un jeune adulte inadapté, mais il y a une raison à ceci et pas celle à laquelle on pense spontanément. Yaro est un débrouillard que la vie n’a pas du tout gâté. Leur rencontre aurait pu très mal tourner, elle se révélera plutôt miraculeuse. On parle ici de maths, de viser la lune, de sans-papiers, de mère (gravement) abusive (même animée par des intentions compréhensibles), de chien, chat, poisson rouge, j’en passe, on parle surtout de la façon dont nous sommes tous liés et de l’importance du « vivre ensemble ».