Unité 8200 de Dov Alfon
Liana Levi 2019, 384 pages
Traduit de l’anglais par Françoise Bouillot

Il est 10h40 le lundi 16 avril, Yanniv Meidan atterrit à Roissy avec ses collèges pour une expo de geeks. C’est un marrant, Yanniv, qui ne supporte pas l’attente passive. Toujours à déconner, le premier à faire le pitre. En sortant de l’aéroport, il se précipite sur une jolie hôtesse qui brandit un panneau et se fait passer pour celui qu’elle attend. Comme ça, pour rire, pour ses collègues qui attendent ce genre de choses de sa part. On ne le reverra jamais…
Attention quand vous prononcez le titre, dites bien « huit-deux cents », comme il se doit, et surtout pas « huit mille deux cents »sous peine de passer pour un bleu. Bon, comme l’auteur n’a pas du tout l’intention d’humilier son lecteur, il l’indique dès les premières pages, en nous expliquant même ce que c’est que cette unité 8200. Et tout de suite, c’est parti. Nous allons vivre vingt-quatre heures trépidantes en passant de Paris à Tel-Aviv, avec des escales à Berlin, Macao, Pékin ou Washington (on évoque même Moscou). Personne ne sait où il met les pieds et chaque service secret est en alerte… Ce premier roman de Dove Alfon est du genre excitant. Il déclenche une frénésie et il n’est pas question de le lâcher une seconde tant le besoin de comprendre s’impose. Construit avec une grande intelligence il donne l’impression de révolutionner le roman d’espionnage alors qu’il en épouse parfaitement les codes et son intrigue est d’une grande clarté. Les personnages sont séduisants et il y a même des touches d’humour très réussies (la conversation en hébreu passée au traducteur automatique vaut son pesant de cacahuète !). On en veut encore !

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