Fenêtre sur Les stations spatiales et autres engins spatiaux (Usborne)

En dehors des dinosaures, il y a un autre truc qui passionne les enfants autour des 4 ans : l’espace (Il n’y a pas que ça non plus mais disons que ce sont deux hits). Quand on leur donne en plus des rabats à soulever dans tous les sens, c’est le pur et simple bonheur, il n’y a pas d’autre mot. Bien fait, bien illustré, copieux mais pas indigeste, ce « Fenêtre sur » est un investissement durable.


Renversante de florence Hinckel (Neuf École des loisirs)

Papa invite Léa à réfléchir au statut de l’homme dans la société. Bien qu’elle n’en voie pas du tout l’intérêt, elle accepte pour son frère jumeau qu’elle adore, Tom. Dans le monde où vivent Léa et Tom, tout est inversé. La Femme (avec ou sans majuscule) domine tout depuis la nuit des temps… Imparable ! Ce (pourtant) court roman accessible dès 10 ans expose très tranquillement mais de manière incontestable la flagrante imbécilité de la préférence masculine de la société. C’est drôle parce que très factuel, sans aucune exagération, et l’on se prend à imaginer que cette inversion ait existé : puissent les hommes être nombreux à lire ce roman pour – peut-être – se rendre un tout petit peu compte.


Hamaika et le poisson de Pierre Zapolarrua et Anastasia Parrotto (MeMo Petite Polynie)

Une petite poule curieuse et téméraire rencontre un petit poisson intéressé lui aussi par les autres et le vaste monde. Contre toute attente, ils sympathisent (il faut lire la naissance de leurs liens, et constater, émerveillé, sa résonance…) et tentent de se présenter mutuellement leurs communautés… Comme toute cette collection, il s’agit ici d’un véritable roman (doté cependant de belles et nombreuses illustrations) que l’on peut proposer autour des 7 ans (bon lecteur nécessaire malgré tout), mais que l’on a grand plaisir à lire aussi à l’âge adulte (à l’ange adulte m’avait corrigé automatiquement l’ordi, mouah !) tant la plume est juste et les sentiments qui agitent les différents protagonistes sincères. Une petite pépite de sensibilité et d’ode au partage.


Les Filles / Les Garçons peuvent le faire… aussi ! de Sophie Gourion et Isabelle Maroger (Gründ)

Que l’on commence par le côté filles ou celui des garçons (on retourne alors le livre) c’est le même principe : sont d’abord énoncées quelques idées reçues que l’on réfute ensuite tranquillement, en indiquant que chacun peut apprécier divers aspects et que ça n’a rien (mais rien) à voir avec son genre. Oui un garçon peut préférer à la boxe la danse (et sauter à petits pas comme un chat), oui une fille peut trouver plus de magie à faire des expériences scientifiques qu’à colorier, ou le contraire ! Un album enthousiasmant qui donne envie de TOUT faire, quel que soit son sexe, son âge ou sa longueur de cheveux ! Dès 3 ans.


Rêves scientifiques (éditions Thierry Magnier)

Pour le thème « Progrès et rêves scientifiques » actuellement au programme des classes de 3°, Thierry Magnier réunit en recueil huit nouvelles précédemment parues dans la collection éponyme. Jean-Noël Blanc, Jeanne Benameur, Patrice Favaro, Gudule, Johan Héliot et Colin Thibert nous livrent ainsi leur vision de futurs pas souvent folichons. Flicage numérique, réserve de clones, puces mémorielles ou encore jouets/amis, tout ressemble à un épisode de Black Mirror et se lit avec appétit, dès 14 ans.


Je lis avec Splat d’après Rob Scotton (Nathan)

Trois niveaux différents pour ces trois aventures de Splat adaptées pour les lecteurs tout neuf :

  1. Grande section / Début de CP
  2. Milieu de CP
  3. Fin de CP

Le texte est grandement facilité, les lettres qui ne se prononcent pas sont grisées, les liaisons soulignées, les prénoms sont en couleur et Splat tombe énormément 😉 Ce petit chat plaît à tous et ce format, tout fin, est imbattable à moins de 3 euros. Dès 5 ans.


La petite histoire de la politesse de Florence Langlois (Nathan) (collection Ouistiti fait rire les petits)

Grandchat veut bien être sympa, mais il a ses limites, comme tout le monde. Lui, les gens qui ne disent ni bonjour ni s’il te plaît, ça l’énerve, que voulez-vous. Et quand il s’énerve, d’un coup, ça rend les gens beaucoup plus polis… Une histoire marrante comme tout qui éclaire formidablement le concept de politesse ! Dès 18 mois.


Frida Nidoiseau de Tina Schilp et Silvan Borer, Trad. Corinne Verdan-Moser (Helvetiq)

Frida est une petite fille dotée d’une sacrée tignasse, une petite blondinette qui n’aime rien tant que glisser tout et rien (et on verra que ça va vraiment très loin…) dans ses boucles. Les autres enfants ne sont pas très sympas avec elle, se moquent, la mettent à part. Ils la surnomment Nidoiseau, et un jour ce nom va prendre sens : littéralement, un oiseau choisit d’y faire son nid. Puis un autre. Frida adooooore ses oiseaux, elle ne veut pas du tout du tout aller chez le coiffeur. Elle finira pourtant par s’y résoudre, et en coupant les mèches, il y aura des surprises… Un album réjouissant à plus d’un titre : d’abord, on aime la couverture bien plus épaisse que les autres et le soin apporté aux pages qui semblent douces sous les doigts. Le graphisme est super joli, les couleurs ont une tonalité orangée très chaleureuse. Enfin, l’histoire est marrante et ne cède à aucun cliché, s’offrant même le luxe de n’avoir pas de morale, ce qui fait du bien ! Une pure fantaisie. Dès 4 ans.


Les gens normaux de Michaël Escoffier et Laure Monloubou (Kaléidoscope)

« Hé toi ! T’es pas normale ! » crie un jour Logan à Zita pendant la récré. Nous on voit bien que c’est parce qu’elle est en train de lire un livre tandis que tous les autres enfants jouent, mais Zita, elle, ne comprend pas. C’est quoi, « être normal » ? Elle décide d’observer très finement ses copains pendant quelques jours et prend des notes, classant les attitudes des uns et des autres. Parfois, c’est dur, parce que par exemple qu’est-ce qui est normal, aimer la mayonnaise avec les frites ou alors le ketchup ? À la fin de son enquête, sa liste des pas normaux va se révéler très, très longue… Un album à proposer dès 3 ans qui ne peut que nous faire hurler de rire tant le concept même de normalité est élastique et sans doute encore plus à cet âge. Drôle, vivant, et déculpabilisant, tout bon !

 

 

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