Le verdict de Nick Stone
Gallimard Série Noire 2018, 720 pages
Traduction (GB) de Frédéric Hanak.

Il est devenu très riche et vient de recevoir le trophée de la « Personnalité Ethique » de l’année. Plutôt ironique pour un homme à la morale plus que douteuse et au comportement sexuel détestable. Le lendemain matin, alors qu’il n’a même pas encore dessoulé complètement, Vernon se fait arrêter pour meurtre. Dans la chambre d’hôtel (où il prétend n’avoir même pas mis un pied), une jeune femme a été étranglée. Sa première déposition est confuse, peu crédible et le cabinet d’avocats chargé de son affaire ne donne pas cher de sa défense. Contre toute attente, c’est Terry qui assurera le rôle de greffier. Or, Terry a très bien connu Vernon dans leur enfance…
Ces quelques lignes esquissent à peine les premières pages car ce bon gros roman judiciaire ne ménage pas ses surprises et tient toutes les promesses de son rythme. Du procès, madame, du bon procès avec effets de manche et prestations théâtrales, filatures et équipes de gros bras, enquêteurs véreux, témoins peu fiables et à peu près tout ce à quoi vous pouvez penser. On ne cesse de changer d’avis quant à la culpabilité de Vernon avant de s’en désintéresser tant le reste est tout aussi haletant.
Très réussi dans le genre !

Jean-Marc avait aimé aussi.

 

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