Croc croque de Lucie Phan (loulou & cie, École des loisirs)

Ce petit album a tout bon : Croc y parle en effet directement au petit lecteur, fait connaissance, lui pose quelques questions, y répond lui-même pour ce qui le concerne, et termine par demander le plat préféré, l’occasion quand il s’agit de dire le sien de surgir des pages en un pop-up d’autant plus réussi qu’il est inattendu. Pas de panique, il plaisante ! nous rassure-t-il en 4° de couverture. Drôle et rythmé, parfait dès 1 an.


Où est la petite souris ?  de Sam Taplin, Stephen Barker et Helen Edmonds (Trad. Éléonore Souchon) (Usborne)

À proposer dès quelques mois, voici un tout mignon livre de découverte, qui joue beaucoup avec les sonorités. « Où est la petite souris ? La vois-tu ici ? »  ou encore « Où est la grenouille orange ? Où est le chien qui mange ? » (On ne peut pas s’empêcher de chercher dans sa tête le texte original en anglais, et de ce fait apprécier encore plus la traduction…) Les illustrations sont pimpantes et très simples, l’humour omniprésent et la durée parfaite, ni trop long, ni trop court, dans un format rectangulaire solidement cartonné.


Mes 100 premiers mots en anglais de Félicity Brooks (Usborne)

Un imagier à proposer dès 3 ans qui visite le quotidien pour en proposer les mots principaux en deux langues. Alors si pour la plupart des prononciations un parent raisonnablement bilingue suffit amplement, il y a tout de même quelques petites résistances (disons doutes) qui nécessitent l’utilisation du site quicklinks pour vérification. Ludique, joyeux et utile.


Le chapeau trop chaud du chevalier sans poches de Chrsitian Oster et Thomas Baas (Folio cadet)

Dans cette histoire, deux sorcières débiles (pas moi qui le dit !) se sont penchées sur le berceau  des personnages et les ont affublés de drôles de maux : c’est du n’importe quoi ! Comment veut-on qu’ils accomplissent ensuite leur destinée ? 31 pages à proposer dès 7 ans qui racontent une histoire farfelue et joyeuse, très agréable à lire (tout seul) (ou pas).


Mon petit Verdi d’Émilie Collet et Séverine Cordier (Gründ)

Je ne crois pas me tromper en disant que c’est le premier livre sonore consacré à Verdi que je vois, et comment résister à l’appel de La Traviata, Aïda, Nabucco ou Rigoletto (entre autres) ? À noter que chaque interprétation est créditée en bas de page (rare), que les extraits sont assez longs et que le format est parfait dès quelques mois. Mettez de la musique dans les mains des petits !


Félix le chien de Blanca Lacasa et Ana Gomez (Nathan)

Félix est un petit chien qui vit dans une famille bien décidée à le rendre heureux : tout le monde aboie, lance des balles, des bâtons, lui chatouille le ventre, se roule par terre, mais…. Rien. Félix ne fait rien de tout ça, ne participe à rien. Il les regarde d’un air perplexe, c’est tout. Une nuit pourtant, le petit garçon de la maison remarque son absence…  Un album à proposer dès 3 ans qui parle avec beaucoup de délicatesse de la différence, et entraîne le petit lecteur grâce à ses illustrations pimpantes et joyeuses. Miouf !


J’adore le jus de rat de Christian Lamblin et Ronan Badel (Nathan)

Elles sont marrantes, les histoires publiées dans la collection « Premières lectures » de chez Nathan. Celle-ci nous emmène dans l’univers d’un petit sorcier qui – vous vous en doutez – adore le jus de rat (quelle idée !). La suite des événements va lui démontrer qu’il n’est pas le seul… À proposer dès 6 ans et ce qui est bien, c’est la possible évolution : l’enfant commence par lire seul les bulles, puis toute l’histoire au fur et à mesure qu’il progresse dans la lecture. Simple, rapide et joyeux, j’aime beaucoup !


Les mystères de Jeannot et Rebecca de Lucas Méthé et François Henninger (L’Atelier du Poisson Soluble)

Une BD à proposer dès 7/8 ans pour bons lecteurs ayant le sens de l’absurde : en effet, tout est prétexte à la fantaisie la plus débridée et le dessin, gentiment désuet, est plutôt dense. Jeannot, avec les économies, de feue sa tirelire, a acheté une ferme dans laquelle il vit avec son oie, Rebecca. Il est entouré de mystères : pourquoi aucun animal ne veut-il vivre dans cette ferme, que sont les bruits du grenier, le précédent fermier n’aimait-il donc pas du tout l’eau, d’où le voisin et maman se connaissent-ils, j’en passe. Il faut accepter de se laisser faire et suivre au fil des péripéties et changements de cap une histoire saugrenue que n’auraient pas reniée les Robins des Bois.

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