Le spécimen de Matz, Walter Hill et Julen Ribas
Rue de Sèvres 2019, 126 pages

Une jeune femme, couverte de sang, est recueillie dans la neige. Tout ce qu’on sait d’elle, c’est son nom, Irina Danko. Docteur Irina Danko. Elle refuse de raconter ce qui lui est arrivé, elle croit sincèrement qu’il est préférable qu’elle ne dise rien. De fait, nous allons voir par nous-même ce qu’il s’est passé, une semaine plus tôt en Sibérie…
Une BD qui raconte une histoire complète (plutôt rare en ce moment) et qui s’offre le luxe de ne jamais nous indiquer vers quel genre elle se dirige. C’est à la fois un univers carcéral, médical et onirique (avec une pointe d’historique), on peut y voir de la SF, du Fantastique ou se tenir aux lisières des notions de Bien et de Mal. Ce qui est certain c’est le suspens, et l’envie permanente de continuer la lecture. En ce sens, une réussite, au dessin élégant.