Présumée disparue de Susie Steiner
Les Arènes, collection Équinox, 2018, 532 pages
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Yoko Lacour

« Il faut que tu saches, dit-elle, les yeux fixés au plafond, que mon opinion concernant la vie, c’est qu’elle est merdique.
– Cent pour cent d’accord avec toi. Je ne m’y accroche que pour la nourriture et très franchement, elle est souvent médiocre. »

Voici le dialogue amoureux de l’inspectrice Manon Bradshaw quand, par exceptionnel, elle se détend un peu. Pas tout à fait l’incarnation de la joie de vivre, notre héroïne. En revanche, très impliquée dans son travail. Qui consiste, en l’occurrence, en une enquête sur une « disparition inquiétante »…
Je me suis précipitée sur ce polar dès que j’ai aperçu l’accroche sur son bandeau : « Un suspens tout en nuance pour les fans de Kate Atkinson ». J’aimais bien aussi le couvre couverture, à la texture intéressante, et puis c’est un premier roman, l’action se déroule en Angleterre, il n’en fallait pas plus (je n’ai pas vu de rapport avec Kate Atkinson, mais bon).
Pour finir je l’ai lu avec plaisir, l’observation est réussie, les personnages crédibles et l’ambiance intrigante, même si l’autrice sacrifie aux courts chapitres et aux points de vue de différents personnages (pas tout à fait en roman choral ceci dit). Pour mon malheur, j’avais remarqué un petit truc tout de suite et il s’est avéré exact, bien que l’épilogue soit plutôt plus complexe que ce que je pressentais (trop, d’ailleurs).
Si une suite se présente aux aventures de Manon, je la lirai sans doute aussi.

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