Première dame de Caroline Lunoir
Actes Sud 2019, 185 pages

En ce 24 avril, Marie débute un journal intime. Paul, son mari depuis des lustres, a décidé de se porter candidat aux élections présidentielles. Bien sûr, il lui faudra au préalable emporter les primaires de son parti, et ce malgré des sondages très défavorables…
En trois actes sur fond de Traviata, Caroline Lunoir, que je lis ici pour la première fois mais dont c’est le quatrième roman, nous raconte deux années tumultueuses.
On les connaît, on vient de les vivre.
Bien sûr, ses personnages sont un mélange de plusieurs hommes et femmes politiques et le destin qu’elle leur donne s’éloigne de la réalité, mais en Marie on pense beaucoup à Pénélope, forcément.
Mais pas seulement.
Le tout exerce une réelle fascination et entraîne des sentiments disparates. C’est une comédie acide qui nous fait hésiter entre la commisération et l’exaspération, que j’ai pour ma part lue d’une traite, totalement captive.

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