Il y a mille raisons qui font qu’on n’écrit pas de chronique sur un livre qu’on a lu, l’une d’entre elles étant le « pas trop ». Eh oui, parfois on n’aime pas trop ce qu’on vient de lire sans avoir de jugement définitif à asséner, sans démêler avec exactitude ce qui n’a pas fonctionné, et l’idée d’avoir à chercher ses mots pour l’énoncer nous fatigue par avance. Pourtant, je crois aussi fermement qu’il est important de dire quand on n’aime pas *pas trop*, dire que si on a lu jusqu’au bout malgré tout c’est qu’il y a une raison, et que si le résultat final ne nous semble pas suffisamment abouti pour avoir envie de conseiller ce qu’on vient de lire, il y a cependant chez l’autrice/teur (et non l’Autriche comme le correcteur auto ne cesse de me reprendre) quelque chose évidemment, ce quelque chose étant en l’occurrence dans le cas présent pour ma part une grande admiration préalable. Oui, j’aime énormément Kate Atkinson et Nan Aurousseau, mais leurs derniers romans ne m’ont pas convaincue. « Transcription » m’a semblé peu clair dans le traitement et ne m’a pas permis de m’attacher à son héroïne (qui m’a même – sacrilège – agacée avec son Shakespeare). « Les amochés » n’a tenu aucune de ses promesses à mes yeux, noyant tellement son incongruité (que j’aimais beaucoup pourtant, à la base) dans les références et le noyage de poisson que je me demande si je n’ai pas, au final, rien compris. Vous comprendrez, vous, en revanche, que je ne conseille pas leur lecture.

 

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