Les spectres de la terre brisée de S. Craig Zahler
Gallmeister 2018, 392 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Janique Jouin-de-Laurens

Nous sommes en 1902. Ça commence par l’exposition directe et crue de la situation de deux soeurs : réduites en esclavage dans un bordel. Leur famille monte une opération pour aller les sauver. Il y a les deux frères, le cuisinier/médecin ami-frère du père depuis toujours, un tireur d’élite et un indien. Et le père, évidemment. Dans un coffre, un prisonnier, dont on n’apprendra que plus tard l’identité. Ils recrutent un dandy, un homme parlant parfaitement l’espagnol et capable de se faire passer pour richissime, et les voici en route pour le Mexique…
Je suis très fan des westerns de S. Craig Zahler parce qu’ils sont ficelés aux petits oignons. Tendus comme des ressorts en ce qui concerne le suspens, bardés d’une violence qui ne recule pas devant le gore et s’offrant même le luxe d’un ou deux effets de surprise, le tout n’occultant pas la solidité des personnages et la droiture de leurs engagements. Nommés à froid, les éléments composant ce très chouette roman feraient grincer des dents par manque d’originalité mais ce que l’auteur parvient à en faire n’a en aucun cas un goût de déjà-lu.
Vivement le prochain !

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