Les heures rouges de Leni Zumas
Les Presses de la Cité, 2018, 395 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Rabinovitch (Red Clocks)

Nous sommes pas loin de Salem, Oregon, pas tout à fait aujourd’hui, pas vraiment demain, *de nos jours et demi*, en quelque sorte. Une dystopie légère dans laquelle, dans quelques jours, la loi « UPUM » (Un Papa Une Maman) interdisant non seulement l’avortement mais également l’adoption par des personnes seules va être appliquée. Nous suivons quatre personnages le long d’un roman choral… Roberta, Gin, Mattie et Susan prennent toutes la parole sous leurs dénominations respectives : « La biographe », « La guérisseuse » « La fille » et « L’épouse ». Elles se connaissent et sont liées, parfois d’une manière surprenante, et vivent chacune une des facettes de la féminité. Difficile de se faire entendre dans cette Amérique pas si dystopique que ça, difficile aussi parfois de savoir ce que l’on veut vraiment, tout simplement. Le tout saupoudré de la biographie en cours d’écriture d’une exploratrice islandaise du XIX°. Un roman prenant et très agréablement déstructuré.

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