Confessions d’une cleptomane de Florence Noiville
Stock 2018, 194 pages

Valentine de Lestrange a conservé son nom de jeune fille – enfin, presque. « Elle était née Violaine, mais détestait ce prénom. Violaine. Viol/haine. Ou pire encore viol/laine qui suggérait toute l’hypocrisie de son milieu, la violence cachée sous la surface douce. » Pour son métier (acheteuse d’art), mais surtout pour éviter les ennuis à son mari, le très occupé ministre de l’économie. Car Valentine entretient une particularité familiale, un héritage venu de sa mère et de sa grand-mère : elle subtilise…
On retrouve dans ce nouveau roman de Florence Noiville l’exacte trame de son précédent roman « L’illusion délirante d’être aimée », ce savant mélange de fiction et de d’information. En s’attachant ici à la cleptomanie (l’érotomanie pour le précédent), elle l’incarne dans une héroïne intelligente et sans problème majeur pour l’amener à tenter de comprendre ce qui la meut. Et c’est, comme le précédent, très agréable à suivre. D’abord parce qu’on apprend forcément des choses (le cerveau humain ne laisse pas de surprendre) et qu’il y a toujours quelque chose d’un peu fascinant dans les personnages de grande bourgeoise/aristo.

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