Les Quiquoi et le chien moche dont personne ne veut de Laurent Rivelaygue et Olivier Tallec (Actes Sud Junior)

Les Quiquoi, c’est une série de BD destinée aux enfants à partir de 6 ans, et si elle peut être proposée un petit peu avant, c’est bien l’âge offrant la capacité de comprendre son humour un peu mordant (mais toujours bienveillant). Les Quiquoi c’est également une bande de potes qui font des bêtises et vivent des péripéties issues d’une très grande imagination. Ici, c’est en « empruntant » le crayon d’Olive que Pamela dessine un chien pour Pétole, qui n’en veut pas, il est trop moche. Aussitôt baptisé Mochou, il va être quelque peu tyrannisé par les copains avant de trouver « la » personne qui veut vraiment vraiment de lui (et qui le trouve très beau, comme cheval…). Dynamique et toujours drôle, le récit est bien servi par un dessin vif et c’est pour moi le début d’une collection 🙂


Dans la boutique de Madame Nou de Jo Witek et Nathalie Choux (Actes Sud Junior)

Qu’est-ce que vous diriez d’une boutique où on ne vend rien ? Une boutique où on donne juste un peu de temps à ceux qui en ont besoin. Un peu de temps, de tendresse et des sourires aux gens. Madame Nou, après avoir salué le soleil en haut de la colline chaque matin, vient ouvrir cette boutique. Ça ne désemplit jamais. Les gens sont  nombreux à ne rien vouloir acheter, finalement. Ils apprécient énormément les câlins et les sourires. Ils sont tellement nombreux, d’ailleurs, que Madame Nou doit toujours faire patienter sa fille (son herbe verte, sa rivière enchantée, sa tourterelle, sa gazelle, sa cabane perchée – même les mots de Madame Nou sont beaux). Mais attention, Madame Nou, sa propre famille est tout aussi importante… Un album aux accents japonisants dont les illustrations happent le regard, le long d’une histoire charmante. A proposer dès 4 ans.


La rentrée de Pinpin de He Zhihong (Seuil Jeunesse)

Ah que c’est dur de quitter Maman. Ce n’est pas tant la rentrée en elle-même, l’école ou quoi que ce soit, c’est de ne pas être avec Maman qui fait le coeur gros. Heureusement, chacun a son petit truc, son souvenir personnel à évoquer pour se réconforter. Et si on partage tous nos petits trucs, on se sent forcément mieux… Un album destiné aux plus jeunes (dès 2 ans) qui, avec l’aide du dessin si chaud et si tendre de He Zhihong, évoque la séparation avec délicatesse.


Denis Fifty-Fifty d’Oli. Costes et Lau. Simon (Seuil Jeunesse)

Il a six ans et demi, s’appelle Denis et fait tout à moitié. Tout, tout, tout. D’ailleurs, plus tard, il veut passer la moitié de sa vie à jouer et l’autre à s’amuser. Mais parfois, il réussit ses bêtises en entier… Un album facétieux qui joue sur tous les registres –  visuel, jeux de mots, concepts parfois abstraits -, et qui décline le thème des familles recomposées avec bonne humeur. A proposer dès 5 ans, sans oublier la chanson ! A noter que même les auteurs ont mis la moitié de leur prénom en couverture 😉


Merveilleuse école de Gilles Bonotaux et Hélène Lasserre (Seuil Jeunesse)

Un long format pour cet album qui nous propose un comparatif entre l’école d’aujourd’hui et celle du temps de Papi. Beaucoup de choses ont changé, les filles et les garçons ne sont plus séparés, on reprend les cours début septembre au lieu d’octobre, il n’y a plus de blouse et ce ne sont que quelques exemples car les modifications sont nombreuses. Petit Panda et son papi nous montrent tour à tour, sur une double page fourmillant de détails, l’organisation de leur école. Il y a le texte, précis, informatif, sérieux, et il y a les illustrations plus mutines (attention à la bouche d’égout ouverte par exemple quand on marche en lisant le journal !). Ça intéressera beaucoup dès 5 ans.


Splat raconte ses vacances d’après Rob Scotton (Nathan)

Laura Bergen, Charles Grosvenor et Joe Merkel

J’ai choisi cet album un peu au hasard pour compléter la collection Splat et me suis aperçue  après lecture que c’est un tome abondamment utilisé en CP au moment de la rentrée. Je comprends bien sûr pourquoi, longueur, sujet, tout est adéquat, mais même « juste pour le plaisir » (la meilleure des raisons, d’après moi), c’est bien de le proposer dès 4 ans. On y voit Splat se débattre au milieu de tous ses souvenirs de vacances, lequel raconter pour un devoir scolaire, il y en a tellement et ils sont tous géniaux ?… Mais peut-être bien qu’ils ont tous quelque chose (ou plutôt quelqu’un(e)) en commun… Amusant, puissamment évocateur et tendre, c’est tout bon.


 

 

Publicités