Les bracassées de Marie-Sabine Roger
La Brune au Rouergue 2018, 315 pages

« Arrête un peu tes conneries, ma puce, tu as fait le bonheur de ta mère » dit Freddie. « Elle t’a aimée encore plus pour ça, et tu sais bien que j’ai raison. » Probablement que oui mais quel enfant s’il avait le choix voudrait être aimé *plus* parce qu’il y a un *ça*. »

Fleur, depuis quelques temps, écrit dans un carnet noir. Elle y consigne, pour elle-même (et nous sommes drôlement chanceux d’y avoir accès) ses menues pensées. Soixante-seize ans, quelques kilos en trop (en obésité morbide selon une classification tellement sympathique), terriblement angoissée et d’une très grande naïveté. En parallèle, nous avons également accès aux pensée en direct d’Harmonie, une petite crevette toute jeune toute speed aux prises avec un syndrome très invalidant. Je n’en dis pas plus, parce que découvrir le reste au fur et à mesure participe grandement au plaisir de cette histoire pétrie d’humanité ( et de tolérance, ce qui n’est pas du luxe, nous dit la 4° de couverture.). Une histoire trop jolie pour être vraie, bien sûr, trop joyeuse pour être bien considérée, c’est certain, et trop amusante pour être tout à fait politiquement correcte, n’en doutons pas. Et pourtant quel délice ! On se laisse faire bien volontiers et on en redemanderait même un petit peu, tant on se sent bien aux côtés de nos copines et de leur petit monde. Un petit bonbon charmant.

« Monsieur Poussin ne me raconte pas tellement son histoire je ne lui inflige pas trop la mienne nous nous faisons le cadeau réciproque de conserver quelques secrets. »

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