Lorsque Marie-Claude a avancé l’idée de donner un petit frère au tag du chien critique, elle n’était pas certaine de m’y mettre. Mais apparemment, y’en a que ça intéresse! (Bé oui !) Elle a donc décidé de prendre le taureau par les cornes, sans marcher sur des œufs, et de parler des bons côtés, mais aussi des côtés moins enthousiasmants du blogging. Car oui, il y en a!

  • CHRONOPHAGE, LE BLOGGING ? ·

« Mais on se contera pas de peurs: le plaisir n’est pas toujours au rendez-vous. »==> Outre  la beauté de l’expression québécoise « on se contera pas de peurs » (on ne va pas se raconter de salades, dirait-on ici), cette phrase est absolument, rigoureusement et malheureusement vraie. Ça prend un temps fou, de bloguer, même si on va à l’essentiel, même si on zappe les à-côtés (la recherche d’images ou de gifs, la mise en liens d’avis d’autres blogs, la mise en page etc.). Dans le cas de nos blogs consacrés aux livres, il faut en préalable lire un livre (incroyable, non ?), puis, une fois terminé, déterminer ce qu’on en a pensé. Cette étape est la plus délicate, au fond, et c’est celle qui parfois, m’amène à ne pas faire de billet. Bien sûr, on sait en lisant si on aime ou pas, et pourquoi on va au bout du livre ou pas. Mais mettre des mots sur les mécanismes qui construisent une appréciation n’est pas toujours évident, et peut demander une vraie réflexion. Qu’on n’a pas toujours envie de mener ! D’autant plus qu’on va être lue, éventuellement par l’auteur(trice) du roman. Alors pour être en mesure d’assumer ce qu’on écrit, il faut porter un soin particulier à notre façon de le dire. Bref, parfois, je me dis oh la la, je ne vais pas m’embêter avec ça, tant pis, pas de billet.

  • LE RYHTME DE PUBLICATION ·

Il fut un temps où je publiais un billet par jour, mais c’était parce que je reprenais des années de chroniques antérieures en complément de ce que je lisais en flux tendu. Mon rythme de lecture varie d’ailleurs, j’ai des périodes de frénésie et d’autres pendant lesquelles je lève le pied. Je ne m’occupe plus du tout de celui de publication, ça donne des plages de vide absolu sur le blog et puis ça reprend, ce n’est guère productif quant à une fidélisation mais c’est ainsi !

  • LES DEMANDE DAUTEURS ·

C’est très simple : à chaque fois (mais vraiment À CHAQUE FOIS) que j’ai accepté de recevoir un livre proposé directement par son auteur(trice), je ne l’ai pas aimé. Ma construction mentale est définitivement rétive à la contrainte, même si je me l’auto-fixe. Donc je ne réponds plus aux sollicitations, même pour refuser. Ce n’est pas très sympa mais j’ai eu trop de mauvaises expériences avec des allumés du clavier pour avoir encore envie de jouer à ça, « c’est sûrement très bien mais non merci. Pourquoi ? Ben parce que ». Ça ne sert à rien, ce que veut celui(celle) qui vous écrit c’est que vous parliez (en bien) de son bouquin. Tout le reste, il(elle) s’en fout.

  • LA GESTION DES COMMENTAIRES·

Aaaah, les commentaires. Tout blogueur a envie d’en avoir plein. Plein, plein, plein. Que des discussions s’épanouissent, que des choses soient apprises, que des découvertes soient faites  et, bien sûr, que des couronnes de louanges soient tressées en ode à sa gloire, sa beauté et son esprit brillant. Et puis il en a zéro virgule zéro ou alors un qui dit « ouais d’accord, mais passe donc chez moi voir un peu ». D’ailleurs lui-même en laisse très peu. Et alors ? Je réfute avec la plus grande énergie le principe de réciprocité dans ce domaine précis. Si je dois laisser un commentaire pour qu’on vienne m’en laisser un, c’est du commerce, ce n’est pas du blogging. Je lis beaucoup de blogs en silence, ça ne m’empêche pas de les apprécier sincèrement et de leur reconnaitre de réelles qualités. Je me dis que ça doit bien exister pour le mien aussi 🙂

Ensuite il y a le phénomène « un seul son de cloche ». Très souvent, seuls les commentateurs d’accord avec le blogueur s’expriment et abondent dans son sens, ce qui lui est agréable mais totalement stérile.

Enfin il y a les trolls, ceux qui viennent commenter pour de mauvaises raisons et escagassent.

Et puis, parfois, il y a de petits miracles de commentaires qu’on lit et qu’on relit et pour lesquels on est immensément reconnaissants.

  • TU VOUDRAIS-TU VENIR JOUER DANS MA COUR ?

Je n’ai pas vraiment l’esprit de groupe alors en fait, non. Ni publier chez un autre, ni recevoir sur mon blog. Je collabore à d’autres sites en revanche (Onlalu, Babelio…) mais c’est une démarche personnelle.

  • LES STATISTIQUES ·

Ô pauvre ! Peut-être (sans doute) que si mes stats étaient bonnes, je m’y intéresserais.

  • L’ATTRAIT DE LA NOUVEAUTÉ·

J’en suis esclave. C’est plus fort que moi, du neuf, de l’inédit, du que-je-ne-connais-pas, j’en veux, j’en veux toujours plus et encore ! Les rentrées littéraires me font frétiller.

  • STOP OU ENCORE? ·

J’ai stoppé plusieurs fois, mais il me manquait quelque chose. J’AIME tenir un blog. J’aime l’idée que ça fait douze ans (avec des pauses), que j’ai creusé mon petit sillon, que je l’entretiens avec patience et constance. Je jalouse le peps de Marie-Claude et la beauté visuelle de son blog, j’aimerais retrouver un peu ça, cette envie de fignoler et de participer à la dynamique d’un mouvement, parfois je me sens bien à côté de la plaque, avec comme un petit goût de renoncement, de vieillerie. Mais je vais me reprendre, et à force je vais retrouver le goût de jouer. Car c’est un jeu ! On n’y est ni tout à fait soi-même ni complètement une autre.

J’ai beaucoup tagué pour la première partie de ce tag alors cette fois je vous laisse libres : joue qui en a envie !

The Autist Reading en a eu envie (bon il a aussi été tagué par Marie-Claude, ça aide :)))

 

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