Le Cactus de Sarah Haywood
Denoël 2018, 443 pages
Traduit de l’anglais par Jessica Shapiro

A 45 ans, Susan Green est l’archétype de la psycho-rigidité. Célibataire (enfin… presque) (elle a établi une relation extrêmement codifiée – et parfaitement invraisemblable – avec son double au masculin), propriétaire d’un petit appartement londonien, un boulot dans ses cordes qu’elle apprécie, une collection de cactus. Une fois par mois elle va rendre visite à sa mère à Birmingham, évitant au maximum de côtoyer son frère. Et puis soudain les évènements se précipitent, elle tombe enceinte, fréquente sa voisine du dessus, sa mère meurt…
Le problème avec Susan Green c’est qu’on n’y croit pas.
Elle n’est pas à proprement parler antipathique, mais elle n’est pas sympathique (la nuance est subtile mais conséquente).
On s’en moque, à vrai dire, de ses états d’âme (qu’elle n’avoue jamais ni au lecteur ni à elle-même).
On lit ce roman jusqu’au bout parce que la plume (premier roman) est entraînante, mais Susan est une pâle copie d’Eleanor Oliphant et se montre d’une naïveté confinant à la bêtise : le lecteur voit arriver des dizaines de pages avant elle ce qui constitue les rebondissements et lorsqu’elle connecte enfin les fils sa réaction est tout aussi plate. Happy end à tous étages en plus, évidemment.
Comédie romantique à tendance romance pure, ce roman m’a déçue.

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