Autonome d’Annalee Newitz
Denoël 2018, collection Lune d’Encre, 325 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gilles Goullet

« Mon cerveau n’est qu’une astuce publicitaire, vocalisa-t-il, répétant ce que lui avaient dit les robots à la fabrique Kagu. Il sert à faire croire aux humains que je suis vulnérable. Mais il n’offre pas réellement de fonctionnalités. »

Nous sommes au XXII° siècle et la Terre tourne toujours. Les pays se sont regroupés en zones et l’Intelligence Artificielle a fait un bond de dingue. Les robots peuvent obtenir leur franchise et devenir des êtres « libres », si tant que la notion de liberté ait un sens dans une société où l’argent – toujours lui – rythme la vie des gens. Tout (ou presque) se soigne pour qui en a. Pour les autres, c’est la galère – y compris pour les humains asservis (qui n’ont pas les moyens d’obtenir une franchise). On va assister à la poursuite d’une scientifique pirate (qui délivre gratuitement des (bonnes) copies de médicaments brevetés ) par un duo de flics robot/humain… Passée la mise en place de l’univers, ce premier roman est étonnamment (parce qu’assez technique tout de même) accrocheur. Facile à lire, c’est plus un techno-thriller qu’une pure SF même si de bonnes questions fondamentales sont abordées (la notion d’humanité, les IA, les open sources, le concept de liberté etc.). J’ai été déroutée par la relation qui s’établit entre les humains et les robots mais j’ai trouvé que les angles choisis étaient intéressants, et amenaient à se poser de vraies questions, encore une fois. Passé la moitié du roman le temps a disparu, je suis devenue aveugle et sourde à tout ce qui n’était pas l’intrigue et ce n’est pas si souvent !

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