« Tu adores mes billets, tu voudrais te lancer toi aussi mais tu es trop modeste pour me demander comment est l’arrière cuisine. Le chien n’a rien à cacher, tu sauras tout sur les coulisses de ma vie de blogueur, du choix de mes lectures à la publication de mon article. »
Cette accroche est irrésistible, non ?
Allez, c’est parti pour un TAG.
Avis, Critique, Recension et/ou Ressenti ?
Pur ressenti ! Du plus loin que me revienne l’ombre de mes amours anciennes, ce sont les chroniques de Laurence Cochet dans Cosmo qui ont déclenché il y a plus de trente ans (!) mon goût pour les billets « légers ». Je tente toujours d’écrire ce que j’aime lire : un mélange de partage personnel et de tentative de rendre « l’esprit » (l’ambiance, l’atmosphère) de ce que je viens de lire. J’essaie également toujours de donner envie !
Le choix du livre
C’est simple : absolument toutes les méthodes possibles et imaginables. J’adore flâner en librairie et acheter un livre dont je n’ai jamais entendu parler nulle part, sur la foi de sa 4° de couverture. Je me régale à surfer sur les recommandations d’algorithme sur Amazon ou sur les derniers avis sur Babelio en attente qu’une envie soit déclenchée. Je lis des dizaines de blogs, des tonnes de magazines (qui imaginerait que Voici soit prescripteur d’envies de lecture ? Et pourtant…), je discute avec des librairies (coucou Joëlle…), des bibliothécaires (coucou Catherine…), des profs documentalistes (coucou Marie…), je lis des sites communautaires (Sens critique, Lecteurs.com…), des forums (plein), des pages Facebook, des fils Twitter, des photos Instagram, je scrute les sites des maisons d’édition, leur demande fréquemment des programmes de parution, consulte quotidiennement l’excellent Onlalu (auquel je participe assidûment) et le merveilleux Bibliosurf (quel travail de dingue ce Bernard), j’en oublie c’est sûr. Après et au milieu de tout ça, je choisis un livre et je le lis. Très simple, au fond 🙂
Cas particulier : Parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les SP, ou Service de presse.
En dehors de la Masse Critique de Babelio (car ça fait partie du deal), je n’indique jamais la provenance de ce que je lis, parce que j’estime que ça ne regarde que moi. Soit c’est mon avis qui vous intéresse, soit vous venez sur mon blog pour une mauvaise raison.
Mettre ou ne pas mettre la quatrième de couverture ? That is the question
Jamais. C’est Pierre Assouline qui a dit quelque chose comme « un roman n’est jamais réductible à son histoire » et il y a mille façons de l’évoquer, en tracer les grandes lignes en est une parmi d’autres. J’essaie différentes choses, mais jamais de résumé (parfois des paraphrases en revanche).
Prise de note
Jamais. En lisant la méthode du Chien Critique (« Certaines lectures me donnent pléthore de notes (souvent celles qui titillent mon intellect ou les daubes), d’autres néant mais m’emportent dans une cavale de plaisir de lecture jusque la dernière page. Une idée m’a plu, déplu, cela me fait sourire, sortir les mouchoirs, je prends note en une ou deux lignes. Parfois l’idée générale du futur avis prend forme alors que l’on débute à peine sa lecture. ») je me dis qu’il a raison, mais ce que je fais moi depuis des années et des années c’est de corner la page qui m’évoque quelque chose, en espérant qu’en la reprenant après avoir fini le livre ça me reviendra. Ce n’est pas toujours le cas 🙂
Rédaction
Sur Day One parce le copié-collé dans mon interface de blog n’entraîne aucune déformation (directement sur WordPress j’ai un problème de saut de ligne trop important ?!) et tout de suite après avoir fini le livre (ou tout au moins avant d’en entamer un autre). J’écris mes billets très vite, sur une impulsion, je ne les relis pas assez ni ne les travaille suffisamment mais les rares fois où j’ai essayé, je ne les ai pas publiés parce que je n’étais jamais satisfaite. J’ai conscience que c’est une forme de paresse et de manque de confiance en moi, un peu comme si je me disais si c’est médiocre c’est parce que c’est rapide et peu réfléchi (je n’ai pas dit bâclé !), tandis que si j’y passe du temps et de la sueur et que c’est toujours médiocre, c’est parce que je suis mauvaise. Ou plutôt, si c’est mauvais je peux prétendre (envers moi-même, hein) que c’est parce que j’ai fait vite. En me donnant évidemment tous les faux prétextes sur monde, je n’ai pas le temps, mieux vaut rapide que rien du tout, etc.)
Serré ou plutôt long ?
De plus en plus serré, ce que je me reproche régulièrement. En relisant certains de mes anciens billets, parfois très longs, je me donne souvent envie de revenir à cette forme de bavardage qui avait – à mes yeux – son charme. Mais ce qui sort de mon clavier se resserre et c’est ainsi. Pour le moment.
Divulgâcher, moi ! Jamais
Il n’y a pas pire. Sérieusement, spoiler devrait être puni par la loi. Et c’est une femme qu’on bâillonne pendant la diffusion d’un film qu’elle a déjà vu qui vous parle.
Ils en pensent quoi les autres blogueurs ?
Je regarde toujours les avis des autres blogueurs avant de publier. Idéalement, c’est après avoir écrit mon billet parce que sinon, j’ai énormément de mal à ne pas plagier, au moins inconsciemment (j’ai déjà renoncé à écrire un billet dans ce cas, d’ailleurs. Plusieurs fois.). Lorsque j’ai du temps, je mets en lien les différents avis.
Citation
J’en prends une pour le titre de mes billets, j’en parsème le corps aussi, j’adore les citations et les extraits, même hors contexte (peut-être plus encore hors contexte). Rien ne me remet plus le roman en mémoire que ses citations.
Tager ses billets
J’adore les Tags aussi (Premier Roman, Polar, maison d’édition etc.) mais j’oublie régulièrement de les poser ou j’en change en cours de route et au final, ça n’est ni fiable ni représentatif de quoi que ce soit. Ce manque de rigueur me navre.
Noter ses lectures
Ben non, voyons ! Ça n’a pas de sens à mes yeux. D’autant que je peux parfaitement adorer un mauvais roman, parce qu’il me parle, à moi, de quelque chose qui me tient à cœur au moment où je le lis.
Les affiliations
Pas d’affiliation, d’appel au don, de pub, de sponsorisation, de placement de produit, bref aucune monétisation d’aucune sorte. Je n’en veux pas et n’en voudrai jamais. En revanche, j’ai adoré en son temps le système de Libfly qui rémunérait les avis publiés en chèques Livre. J’en ai usé et abusé et les librairies s’en souviennent 🙂
La reconnaissance
Il y a bien des manières d’interpréter la notion de reconnaissance… L’auteur du tag l’a déclinée en nombre de lecteurs, et moi aussi je sacrifie au multi-postage : en plus du blog, je conserve une trace de mes billets sur Evernote (usage privé) (tous), je les publie parfois sur Onlalu, Amazon, Babelio, ma page Facebook, mon compte Twitter, Sens critique. En dehors de cet aspect, la reconnaissance en tant que telle se place plutôt, en ce qui me concerne, dans la longévité. Douze ans de blog (et quelques années auparavant sur le forum du club des rats de biblionet), quelques passages à vide bien sûr mais bon an mal an je suis toujours là et désireuse de continuer encore. Je me sens « reconnue » en tant que grande lectrice.
Voilà vous savez tous sur les coulisses de Cunéipage.
C’est un TAG, la coutume veut que l’on cite d’autres blogueurs qui se prêtent au jeu. J’aimerais beaucoup lire les réponses de : Cathulu, Brize, Clarabel, Emmanuel, Jean-Marc, Keisha (qui fête ce jour ses 10 ans de blog !), Papillon (que l’on réclame à corps et à cri), Yue, Karine, Noukette,  Valérie, Nicole,  Mo’, Comète, Marie-Claude, Kathel, Aifelle, The autist Reading et Galéa. Je prescris très large en espérant qu’au moins une personne ait envie de jouer 🙂
Et bien évidemment tout blogueur qui en a l’envie…
Premier à se lancer : Jean-Marc (merci !) suivi de Caroline Doudet, la talentueuse Yue Yin, la très fidèle Comète, le toujours intéressant The Autist Reading, Kathel rappelle avec raison l’importance de mentionner le nom des traducteurs(trices), Keisha enguirlande les corneurs de pages sur les livres qui ne leur appartiennent pas (et elle a raison !),
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