Le blues du boxeur de Michael Engaard
Gaïa 2018, 317 pages
Traduit du danois par Suzanne Juul et Bernard Saint Bonnet

« Ça restait un mystère pour lui qu’un sport aux valeurs édifiantes telles que la persévérance et la discipline soit à ce point passé de mode. »

Bienvenue à Copenhague, la Belle du Nord. Au Danemark, tout le monde se tutoie, c’est la règle. Ainsi, quand Frank rencontre Ellen chez son père, ils se tutoient naturellement. Elle assiste également dès son arrivée chez ce vieux monsieur rescapé d’un grave accident du travail à la tension qui règne entre père et fils. Tous deux anciens boxeurs, ils se voient très peu depuis que Frank a raccroché les gants encore très jeune, au terme d’un combat qu’il a gagné mais qui l’a laissé pantelant. Ellen, de son côté, a choisi de devenir infirmière à domicile pour changer de vie, tourner la page d’un passé douloureux. De chantage en figuration théâtrale, nous assistons à la naissance de leur relation… Un premier roman au charme virevoltant qui nous offre une tranche de vie dépaysante. Solidement ancrée dans la monde de la boxe, l’intrigue s’élargit à la description de la société danoise contemporaine et le tout est très attachant (on pense à Borgen pour l’ambiance bien que rien n’évoque jamais la politique).

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