Papa siffle et Papa souffle de Michèle Moreau, Charles Dutertre et Jean-Christophe Vareille (Didier Jeunesse)

Dans la série des livres sonores voici venir une collection qui porte un regard tendre et amusé sur les papas ! En quelques petites scènes de la vie quotidienne (promenade en poussette, retour à la maison – bébé en pleine forme, papa sur les genoux), dans l’herbe ou tranquillement en pleine séance de bisous-chatouilles), les puces sonores nous donnent à entendre sifflements et souffles entrecoupés de babillages et d’éclats de rire. C’est tout mignon ! Dès 6 mois. (Des extraits à écouter ici.)


Max et Lapin Dans le ventre de Maman d’Astrid Desbordes et Pauline martin (Nathan)

Cette série Max et Lapin rencontre un vif succès, dès 2 ans (fonctionne encore très bien à 3 ans révolus), en raison de la grande douceur qui émane à la fois de ses histoires et de son graphisme, très sympathique. Dans ce volume, la maman de Max attend sa petite soeur et il expérimente cette attente lui aussi, à hauteur de petit bonhomme qui avait jusqu’à présent ses parents pour lui tout seul. Pour être honnête, il n’y pense pas vraiment beaucoup ni souvent, à cette petite soeur qui finit par arriver… Epilogue douillet comme il se doit, même s’il me semble par trop idéal (la réalité est souvent beaucoup plus empreinte de jalousie !).


Timoto aime très beaucoup sa maman et Timoto veut un vrai cheval de Rémi Courgeon (Nathan)

On avait précédemment suivi Timoto qui n’était pas un tigre et qui savait déjà bientôt nager, c’est avec plaisir qu’on le retrouve aujourd’hui dans deux nouvelles aventures : l’envie de faire du cheval (et pas du poney ! Encore moins du double-poney !) et l’amour débordant pour sa maman (c’est fatiguant, l’amour, il faut nettoyer après !). A portée de 3-4 ans, on apprécie de le voir faire des bêtises toujours impulsées par un bon sentiment. Oui, à 4 ans c’est exaltant un film de cow-boy, encore plus si on peut jouer aux indiens ! Ecrire un poème est toute une aventure, surtout si on l’accompagne d’un cadeau ! Sympa comme tout et dynamisant.


C’est quoi être un grand ? de Laurence Salaün et Gilles Rapport (Seuil Jeunesse)

Trente définitions pour expliquer à un petit être d’environ six ans ce que grandir veut dire. Un grand, en gros c’est quoi ? C’est un petit qui a grandi (très exactement de 0,00002 mm par seconde). Qui porte du petit, paradoxalement (démonstration imparable). Qui voit plus loin, qui fait ce qu’il veut (qui PEUT ou POURRAIT manger des frites trempées dans du chocolat chaud, par exemple), qui sait que le mercurochrome ne pique pas, qui a une bonne mâchoire (pour serrer les dents), qui s’aime et s’accepte comme il est (ah le beau voeu pieux), qui maîtrise sa susceptibilité, ne se la pète pas trop, sait rester zen… Heureusement que les illustrations sont très rigolotes car les angles proposés seraient parfois de nature à filer des complexes, dans l’idéal nous ne vivons hélas pas, mais on peut toujours tenter d’y accéder et la conclusion est parfaite : « Être un grand, c’est toutes ces petites choses qu’on empile les une sur les autres et qui font une grande chose…. Toi.« 


J’ai perdu ma langue de Michaël Escoffier et Sébastien Mourrain (Seuil Jeunesse)

Hier, en mangeant une glace, j’ai perdu ma langue ! nous apostrophe le narrateur. Et de nous raconter la folle aventure qu’a été la recherche de cette langue perdue. Une chasse farfelue, ponctuée de rencontres improbables, qui finit bien (ouf), on s’en doute (mais on se sait jamais), l’occasion de faire tirer la sienne au petit lecteur (qui adore toujours ça, quel que soit son âge). Il repensera à tout ça lorsqu’il mangera sa prochaine glace, avec cette sensation de langue absente due au froid. A proposer dès 2 ans. (Il a fait le bonheur d’un petit de 6 ans qui a tout de suite accroché, au point de l’apprendre par coeur en une soirée et de le « lire » ensuite à qui voulait avec un plaisir évident. Parfois, les indications d’âge n’ont pas de sens :))


 

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