Lia de Daniela Tieni (Rouergue)

Lia est une petite fraise qui, là, tout de suite, aimerait être quelqu’un d’autre. Si elle était une poire, elle pourrait ceci; si elle était une banane, ce serait comme cela… elle se promène comme ça dans la peau de quelques autres jusqu’à se perdre elle-même de vue. Heureusement, sa maman est toujours là et la rassure : c’est normal de temps à autre de se souhaiter différente, mais elle est merveilleuse exactement comme elle est. Jolie histoire, super message, mais la tonalité générale peine à me plaire, trop feutrée à mon goût. A voir entre les mains du bon public, dès 3 ans.


Cocorico ! de Mathis (Thierry Magnier)

Un imagier, d’accord, mais pas comme les autres ! D’abord sa couverture est en mousse et ses pages solidement cartonnées, le rendant parfait dès 1 an. Ensuite, et surtout, il propose des associations d’idées, à la façon de dominos. La grenouille évoque ainsi le ressort, la vache un biberon, le dromadaire une bouteille d’eau (et donc logiquement le chameau… deux bouteilles d’eau !) etc. Ludique, intelligent et très joli, tout bon.


Splat adore jardiner de Rob Scotton (Nathan)

Un album dans la série Splat parfaitement de saison : parce que le printemps s’annonce mais qu’il pleut, Splat décide de jardiner… à l’intérieur ! Une graine (inconnue) (ce qui donne une dimension d’attente pleine d’espoir, qu’est-ce qui va pousser ?), de la terre (versée à côté), un pot, de l’eau (versée à côté aussi), du temps, de l’amour et… ça pousse ! Epilogue tout mignon pour une histoire qui donne envie. A offrir avec tout le matériel adéquat 😉 Dès 5 ans.


Regarde ! de Corinne Dreyfus (Seuil Jeunesse)

C’est le printemps et c’est « LE » livre parfait pour cette saison, dès 1 an. Il invite à une balade au jardin, à deux, et sollicite constamment son lecteur, l’occasion de beaucoup d’interactions dans la bonne humeur : on gratte la terre, on arrose, on tape dans les mains (entre autres), le tout dans de superbes tonalités de vert, blanc, rose, impossible de résister. A offrir autour de soi !


Au temps des premiers hommes de Jean-Baptiste de Panafieu et Guillaume Plantevin (Gallimard Jeunesse)

L’aîné de mes petits-enfants, six ans tout frais, s’intéresse en ce moment aux premiers hommes. En fait sa question était : « Comment l’homme est-il apparu sur Terre ? » et cet album n’y répond pas tout à fait, mais tout de même, il aborde l’Homme depuis ses ancêtres (les hominidés et notamment les Homo Habilis) jusqu’à la fin de la préhistoire (le début de la sédentarisation). Un double page par période, des tas de choses à observer, des volets à soulever et des roues à tourner, tout concourt à aborder l’histoire d’une manière plaisante. A proposer de 5 à 9 ans.


Mon petit Satie d’Emilie Collet et Séverine Cordier (Gründ)

Ah les livres musicaux ! Je ne connais aucun (je dis bien aucun) enfant qui ne les aime pas. C’est la première fois que j’en trouve un consacré à Erik Satie, ceci dit, et les mélodies proposées sont simples et répétitives, faciles à retenir pour les tout-petits. Jack in the box, Le Piccadily, Menus propos enfantins, Valse ballet, Croquis et agaceries d’un gros bonhomme en bois et la très célèbre Gymnopédie N°1. A proposer dès 1 an (pages solidement cartonnées, puce facile à manipuler), succès garanti.


Lison à la campagne d’André Bouchard (Seuil Jeunesse)

Après nous avoir entretenu de ses nuits, puis de sa rentrée à l’école, Mademoiselle Lison est en vacances à la campagne. La petite citadine qu’elle est s’émerveille du silence qui règne (qui lui donne évidemment envie de le briser), du fait d’entendre les plus légers vrombissements des ailes d’insectes (un boucan vite digne des pires embouteillages) ou encore (entre autres) du parfait réveil-soleil qu’est le coq (elle s’essaie à l’imiter). Petites scènes impertinentes et mutines, ses aventures continuent à m’enchanter mais sans avoir encore séduit mes 3 ans. Un petit peu plus tard, peut-être ?


Petit Renard part en vacances de Sophie Ledesma (De La Martinière Jeunesse)

Petit Renard part en vacances, donc. Sans son doudou (drôle d’idée, vraiment ?!…). Pour maintenir un lien malgré tout (ouf !), il emporte un appareil photo magique qui va lui (nous) permettre d’immortaliser tout un tas de petites choses invisibles à l’oeil nu, et partager tout ça avec son doudou chéri. Très vite, le petit lecteur (dès 2 ans) comprend que quelque chose est à voir dans ce qui est gribouillé, et grâce à l’appareil photo magique (un filtre rouge solidement attaché au livre par un cordon) il débusque les images derrières les images. Ludique !


 

Publicités