Tant bien que mal d’Arnaud Dudek
Alma éditeur, 89 pages

« Je commande un soda. A la table d’à côté, un jeune homme dit à un téléphone que son train aura du retard. J’écris un poème, le monde manque de lamantins de lézards du val d’Aran de caribous le monde manque de nous. Le serveur m’a oublié, en attendant ma commande je bois un peu d’air les yeux ouverts. Un vieil homme froissé attend l’ouverture du pressing. A la table d’à côté, une jeune femme déclare à son téléphone Plus égoïste que Martin tu meurs. Le pressing ouvre, mon soda arrive.
Je ferais peut-être mieux de faire la sieste sous un arbre. »

Si, en lisant cet extrait, vous ne sentez pas tous vos filtres vibrer de contentement, alors Arnaud Dudek n’est pas un auteur pour vous. Si vous sentez comme chaque mot est juste et à sa juste place, si vous pensez à Souchon et Vian (mais que vous reconnaissez le Dudek), si vous souriez, si vous y êtes, à cette terrasse de café, si faire la sieste sous un arbre est complètement ce que vous désirez là maintenant tout de suite, alors allez-y. Découvrez pourquoi le pressing est important. C’est une histoire triste, son récit en est pudique – presque léger, dans le meilleur de la crème du top sens – et le format parfait. Moins de quatre-vingt dix pages très aérées qui devaient être écrites, et qui sont lues avec une tendresse immense et un respect renouvelé.

Déjà beaucoup de très beaux avis : Jostein, Tlivres, Leiloona, Lecarréjaune, Cathulu, Keisha, …

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