La femme à la fenêtre de A.J. Finn
Presses de la cité 2018, 521 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet

Anna Fox vit enfermée chez elle depuis onze mois. Pédopsychiatre new-yorkaise, sa connaissance professionnelle de l’agoraphobie ne l’aide pas à éradiquer la sienne – nous en apprendrons la genèse. Pour occuper ses journées, elle joue aux échecs en ligne, aide bénévolement des internautes agoraphobes sur un forum, visionne et révisionne inlassablement des polars en noir et blanc et surtout picole. Sa consommation massive de Merlot ne fait pas bon ménage avec le lourd traitement médicamenteux qu’elle prend – en plus – au petit bonheur la chance. Quand la maison en face de la sienne lui offre de nouveaux voisins, tout va dérailler… C’est un premier roman très efficace qui respecte tous les codes du page-turner : les chapitres courts ne contiennent que des phrases courtes et l’intrigue se plaît à nous égarer tout en distillant les bons indices pour qu’on se mette à échafauder nos propres hypothèses. La résolution est tout de même un peu trop annoncée et les personnages manquent un poil de substance également. En même temps, l’univers est séduisant et les nombreuses citations incitatives (on a forcément envie de voir ou revoir certains films). Ça se lit d’une traite !