La fin d’où nous partons de Megan Hunter
Gallimard, du monde entier, 2018, 167 pages
Traduit de l’anglais par Aurélie Tronchet

« C’est vrai que je suis remplie d’une certaine paix. Bovine ou pas, je ne peux dire. »

Londres. Elle vient tout juste d’accoucher quand l’inondation survient. Pire que tous les scénarios envisagés, monstrueuse, signant la fin d’un temps. Elle part avec son mari dans les hauteurs écossaises… Trois lignes pour dresser une esquisse grossière d’une intrigue tout en subtilité. Court roman, succession de courtes phrases mais portée très longue. C’est le premier roman de Megan Hunter, par ailleurs poétesse reconnue, et il frappe fort. A la fois récit d’une maternité charnelle, limpide, évidente et propos apocalyptique, il emporte très loin du quotidien et nous fait tressaillir.

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