Sans lendemain de Jake Hinkson
Gallmeister 2018, 222 pages
Traduit de l’américain par Sophie Aslanides

« Je me souviens de m’être dit ce matin-là, en quittant Kansas City, que mon boulot – ma vie, en fait – ne pouvait guère être pire. Quand j’y repense maintenant, ça me fait rire. Ça me fait vraiment rire. »

Billie Dixon est une femme peu banale, dans ces années 40. Un prénom masculin (l’histoire de son origine est à découvrir), un métier masculin (elle distribue de mauvais films pour un studio de ciné minable dans les coins les plus reculés du pays), et une liberté de penser masculine à cette époque : elle ne rechigne pas à porter des pantalons et elle aime les femmes (deux comportements illégaux). Quand son chemin l’emmène en Arkansas, elle va apprendre à ses dépends qu’on ne barguigne pas avec la loi… J’adore la louange citée en 4° de couv : « Jake Hinkson campe des personnages dans lesquels on se reconnaît, puis il passe la ponceuse. » (Arkansas Time) et n’ai cessé d’y penser à mesure que l’intrigue s’enfonçait dans la noirceur. Son roman respecte tous les codes du plus classique des polars, avec une grosse pincée d’ambiance western, tout en maintenant un très léger décalage. Le tout est très prenant !

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