Faire mouche de Vincent Almendros
Les éditions de Minuit, 2018, 127 pages

Je découvre l’auteur par ce texte, qui m’a attirée par sa 4° de couv, mystérieuse à souhait :

« À défaut de pouvoir se détériorer, mes rapports s’étaient considérablement distendus avec ma famille. Or, cet été-là, ma cousine se mariait. J’allais donc revenir à Saint-Fourneau. Et les revoir. Tous. Enfin, ceux qui restaient.
Mais soyons honnête, le problème n’était pas là. »

Non, le problème n’est en effet pas là, mais il faudra les 127 pages du roman – et sa chute, excellente – pour redéployer notre regard sur ce qu’on vient de lire. En attendant, toute notre attention est captive dans ce retour au village de Laurent, à l’occasion du mariage – tardif – de sa seule et unique cousine. Un hameau d’Auvergne, où ne subsistent plus qu’une poignée d’autochtones. Laurent qui revient à reculons, accompagné de Claire qui fut sa coloc, se faisant passer pour Constance, sa compagne… les descriptions sont minutieuses et l’effet est spectaculaire : on s’y voit complètement. Superbement bien écrit, ce court roman est riche et prenant.

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