C’est le coeur qui lâche en dernier de Margaret Atwood
Pavillons, Robert Laffont 2017, 450 pages
Traduit de l’anglais (Canada) par Michèle Albaret-Maatsch

Dans un futur tout proche (si proche), la crise économique a à ce point dévasté la société américaine que les conditions de vie n’en sont pas. Pas de travail, plus de toit, insécurité maximale, difficultés à rester propres, j’en passe, Stan et Charmaine sont restés unis malgré tout mais tout ça ne tient qu’à un fil. Ils décident de tenter l’expérience « Concilience », une sorte d’utopie où les gens alterneraient séjour en prison et vie civile, dans un grand élan de partage et de respect mutuel. Au début, ils sont vraiment contents, retour à la satisfaction de leurs besoins fondamentaux. Mais très vite… Margaret Atwood (qui gagne toujours à être lue, je me promets de persévérer dans la découverte de son oeuvre) signe ici un roman vraiment très drôle, mené tambour battant et qui ne recule devant aucune outrance, pour le plus grand plaisir de son lecteur. Féroce, pailletée et toujours inattendue, son intrigue ne nous laisse aucun répit et on en redemande.

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