Au pied de la lettre d’Isabelle Minière
Serge Safran éditeur 2017, 226 pages

« Parfois j’ai tellement envie qu’on me comprenne que j’imagine qu’on me comprend, ça me rassure, je dors mieux après. Et même si je ne dors pas, l’insomnie est plus douce. »

Un jour, une collègue a dit à Barthélémy que parler à un certain psy l’avait sauvée. Impressionné par cette formulation, il décide pour sa part de lui écrire (il ne le connait pas du tout !), lui racontant – avec un art consommé du suspens – au plus près son quotidien et ce qui le chagrine. Dans un premier temps, c’est à sens unique. On lit les lettres les unes après les autres en se demandant où tout cela va mener…
Difficile de résister à l’univers d’Isabelle Minière, qui s’y entend pour brasser joyeusement tout ce qui ne résisterait pas d’ordinaire à la poubelle des clichés. Sa tendresse la sauve de tout, on accepte bien volontiers la douce fantaisie de son histoire pas mal décalée tout de même et c’est ce qui me semble le plus fort : raconter la détresse en l’entourant si bien qu’elle semble fantaisiste.
Un roman recommandé pour les périodes de petit coup de mou.

« C’est l’histoire du fou qui tombe de son lit; il se relève, se recouche retombe; et se félicite : « Heureusement que je me suis relevé la première fois, sinon je me serais tombé dessus ! »

Merci Cathulu !

 

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