Au paradis par la voie des eaux de Justin Cartwright
Editions Jacqueline Chambon 2017, 278 pages
Traduit de l’anglais par France Camus-Pichon

Londres, de nos jours, une famille de la middle-class. David est retraité et veuf depuis peu, deux changements de vie radicaux qu’il s’étonne de finalement bien accepter. Ses enfants se cherchent eux aussi, sans problèmes professionnaux mais côté vie privée c’est beaucoup moins fluide. Nous les suivons quelques mois, le temps que chacun trouve son nouveau chemin… Roman intimiste décrivant aussi bien la pression de l’air du temps que l’aspiration de chacun à une vie intérieure plus significative, « Au paradis par la voie des eaux » réserve son lot de surprises dans une intrigue elle-même bien consistante. Notre regard sur David change au fur et à mesure qu’on en apprend plus sur lui, tout comme ses enfants ne cessent de nous désappointer. Une dénonciation fine de l’hypocrisie sociale à laquelle nous nous prêtons tous, dans une manière indubitablement anglaise emplie de froide ironie.

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