Ör d’Audur Ava Ölafsdsottir
Zulma, 2017, 236 pages
Traduit de l’islandais par Catherine Eyjolfsson

Une fois qu’on a goûté à la fantaisie d’Audur Ava Ölafsdöttir (c’est son cinquième roman traduit en français), on y revient forcément – dont acte. Elle met ici en scène Jonas, quarante-neuf ans, divorcé, déboussolé. Ayant mis ses affaires au clair, il décide de quitter le pays pour se suicider et choisit un pays qui vient juste de sortir de la guerre. Prévoyant jusqu’au bout, il emporte sa perceuse et deux-trois outils, histoire de pouvoir installer correctement l’anneau qui lui permettra de se pendre. Serviable de nature, il ne va pas refuser de bricoler deux-trois petites choses… C’est fortiche de dérouler un conte dont le propos est tout de même d’une noirceur absolue avec une douceur teintée de cette très caractéristique affabilité islandaise. Les choses sont toujours très simples chez Audur Ava ölafsdöttir, tout en étant subtilement décalées. On avance comme dans du coton ouaté, c’est tendre et ça fait du bien !

L’avis de Cathulu

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