Le diable en personne de Peter Farris
Gallmeister 2017, collection NEO NOIR, 266 pages
Traduit de l’anglais (USA) par Anatole Pons (Ghost in the Fields 2017)

Maya en sait trop, elle doit être éliminée. Deux sous-fifres l’emmènent dans le coffre de leur voiture au fin fond de la Géorgie du Sud, une région sous leur coupe où ils planquent toutes sortes de choses. Hélas pour eux, ils s’aventurent sur les terres de Leonard.
A quoi tient une réputation ? Certes, Leonard a mille ans et vit avec un mannequin de cire (qu’il emmène partout), fut un bootlegger renommé et est devenu un misanthrope pratiquant. Mais entre Maya et lui se construit une relation.
Parviendra-t-il à faire le poids devant ceux qui cherchent à l’atteindre ?…
Un roman tendu et nerveux qui s’y entend pour installer ses atmosphères. Certaines images sont tellement fortes qu’elles perdurent dans le cerveau, ce champ aux épouvantails erratiques, ces grottes sombres aux dédales dangereux, la sensation d’être une souris prise au piège dans cette cabane qui semble bien fragile en regard de ceux qui lui veulent du mal, tout nous place instinctivement du côté de Leonard, pourtant loin d’être un saint. Un western efficace et prenant.

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