Traverser l’hiver de Mélanie Wallace
Grasset 201, 300 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Brice Matthieussent (The Girl In The Garden 2016)

« Elle garda présents à l’esprit ces conseils de Tantine : Fais exactement le contraire de ce que d’après toi ta mère a fait et fournis à ce bébé un soutien inébranlable. »

Nous sommes sur la côte atlantique des Etats-Unis, dans un petit village près d’une plage. Mabel est sur le point de fermer son motel, la saison s’achève et bientôt ce sera un froid mordant qui s’installera pour de longs mois. Arrive une jeune femme. Elle a un bébé et un compagnon, qui inspire immédiatement de la méfiance à Mabel… Une entrée en matière plutôt classique qui ne laisse rien présager du contenu de ce roman. Faisant une boucle à partir de Mabel, il donne successivement la narration à divers protagonistes et nous raconte une histoire de solidarité, d’éclopés, de solitudes. Eminemment romanesque, son intrigue capte le lecteur qui ne cesse de chevaucher avec ravissement des paragraphes échevelés qui semble toujours à un souffle de s’épuiser mais qui se rattrapent comme par magie à un nouveau revirement. Un charme fou.