L’homme qui s’envola d’Antoine Bello
Gallimard 2017 318 pages

Walker et Sarah, c’est The American Dream dans toute sa splendeur : riches, beaux et heureux, ils ont *réussi*, comme on dit. Leur petite quarantaine est resplendissante, leurs trois enfants sont au top, sans parler de la société héritée du père de Sarah qu’ils ont rendue ultra compétitive. Tout cela a un coût (quand même !), Walker se sent piégé. Les années passant, même s’il aime toujours sa femme il n’adhère plus à son idéal de vie. Vif, rapide et précis, cet homme est une belle mécanique qui sent la panne arriver. Il ne voit pas d’issue dans une séparation, ce après quoi il court, la l.i.b.e.r.t.é, n’y gagnerait rien, les obligations liées aux enfants et futurs petits-enfants s’en accroîtraient, même. Alors, dès qu’il le peut, il prépare son évasion. Passer pour mort, repartir de zéro ailleurs vierge.
Dès le départ, ça ne se passe pas aussi bien qu’il l’avait escompté. Mais lorsque qu’un super détective se penche sur cette disparition, c’est un véritable jeu du chat et de la souris qui se met en place…
Antoine Bello signe ici un roman nerveux et haletant qui s’approfondit à chaque nouvelle partie (trois en tout) et dont on ignore jusqu’au bout l’issue. Duel psychologique de haute volée, il contient tous les éléments capables de passionner son lecteur et on ne le lâche pas.
A lire !

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