Les assistantes de Camille Perri
Denoël 2017, 328 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Elsa Maggion (The Assistants 2016)

« Règle n°1 : Tous les hommes qui occupent des postes à responsabilités ont des assistantes.
Règle n°2 : Les hommes dirigent la planète. Toujours.
Règle n°3 : Il y a assez d’argent. Il y a tellement d’argent.
Règle n°4 : Les riches obtiennent tout gratuitement. »

Tina Fontana, en dehors d’édicter des règles – à son usage personnel -, est l’assistante depuis six ans de Robert, un des hommes les plus riches et les plus puissants, à la tête d’un immense groupe de médias. Elle est efficace, compétente, dévouée. Et fauchée. Elle vit dans un studio miteux dans un quartier pas huppé de New-York, se serre (littéralement) la ceinture pour honorer les mensualités de son prêt étudiant, et n’a aucune perspective d’amélioration de sa situation. Un concours de circonstances l’amène un jour face à un choix inattendu…
C’est le premier roman de Camille Perri et il se déguste avec un plaisir non feint : situé à mi-chemin entre la chick-lit et la comédie romantique, il déborde ces deux genres en se centrant sur l’héroïne, qui n’est ni une fofolle ni obsédée par son histoire d’amour; elle sonne très vrai, jusque dans les moindres détails, et aborde sous couvert d’un humour rythmé de nombreux thèmes plutôt sérieux, dans une ambiance très contemporaine.
Une lecture légère et sympathique !

« La nuit qui précéda la soirée de lancement, je ressentis ce que la plupart des filles doivent ressentir la veille de leur mariage : une vulnérabilité terrifiante. Il n’y a plus rien à faire, plus rien qui puisse être fait sinon aller se coucher en sachant que la prochaine fois qu’on posera la tête sur un oreiller, ce truc incroyable se sera produit. Alors on ne peut pas s’empêcher d’imaginer exactement comment cela va se dérouler, du début à la fin, ce qui va mal se passer. Il y a aussi, bien entendu, la peur tenace que toute cette entreprise soit finalement la plus grosse erreur de sa vie. Cela suffisait à donner la nausée, du moins à moi.
Je décidai donc de boire. »

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