Une mère d’Alejandro Palomas
Cherche Midi 2017, 310 pages
Traduit de l’espagnol par Vanessa Capieu

Un réveillon de Saint-Sylvestre à Barcelone, ça commence toujours par la préparation des grains de raisin : « En Espagne, le 31 décembre au soir, pour commencer la nouvelle année sous les meilleurs auspices, la tradition veut qu’on mange douze grains de raisin au moment où sonnent les douze coups de minuit. (N.D.T.) »; en exagérant un tout petit peu, je dirais que c’est le seul passage qui m’a intéressée dans ce roman… Il y a des romans, comme ça, qui ne sont tout simplement pas pour nous. La couverture annonce une comédie familiale, je n’y ai vu que du pathos enrobé d’une caricature d’humour. C’est l’histoire d’une famille espagnole dont chacun des membres a de gros, gros problèmes et ça tire sur la corde sensible comme j’ai rarement vu, ne reculant devant aucune facilité et abusant sérieusement des échanges de regards : à toutes les pages, ou presque, il y en a deux qui se regardent en coin et se comprennent. Ca se lit très facilement paradoxalement, surtout si on a un faible pour les soirées de réveillon mouvementées, mais il faut aimer les énormes ficelles et avoir envie de pleurnicher, je n’étais pas d’humeur, faut croire.

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