Mon livre-accordéon La Ferme de Fiona Watt et Stella Baggott (Usborne)

Dès la naissance, ce concept de livre accordéon est adéquat : pas de page à tourner (c’est difficile avant un moment) et pas de risque de l’abimer (c’est du tout carton épais). D’un côté, des dessins colorés et joyeux (le cheval, l’épouvantail…), de l’autre, des images fortement contrastées (le tracteur, la chèvre…) en noir/blanc/rouge, les trois couleurs que bébé discerne le mieux dans les premières semaines. A offrir sans hésiter !


 101 illusions d’optique (Usborne)

Nous avons tendance à penser que nos yeux nous montrent l’exacte réalité, voici 101 raisons d’en douter ! Un livre à (s’)offrir à partir de 7 ans (et pour le coup, pas avant, ça demande pas mal de concentration et quelques connaissances – les bases de la géométrie, par exemple) qui étonne de page en page. Les textes explicatifs sont didactiques, et on essaie de mémoriser quelques trucs pour s’en resservir à l’occasion. Attention, on a tendance à passer beaucoup de temps entre les pages de ce livre ! 🙂


 Bob & Marley Les vedettes de Frédéric Marais et Thierry Dedieu (Seuil Jeunesse)

Bob & Marley, c’est une série destinée aux enfants dès 3 ans (à mon avis 2 ans ça passe tout seul aussi), qui célèbre l’amitié à travers celle de deux petits ours. Enfin, un petit et un gros ours. le petit, justement, ce matin, n’en peut plus de s’appeler Bob. Entendre Marley prononcer son prénom dix fois par phrase l’horripile, ça suffit, c’est terminé, qu’on ne l’appelle plus jamais Bob. Mais si c’est ça, c’en est fini de leurs aventures ? Ils vont être séparés, placés en livres d’accueil, avec des princesses et des poneys ? Oh non, pas des poneys !… Ou comment détourner la mauvaise humeur, efficacité garantie.


Si j’étais ministre de la culture de Carole Fréchette et Thierry Dedieu (HongFei)

« Pendant la seconde guerre mondiale, un de ses conseillers suppliait Winston Churchill de couper dans le budget des arts pour renforcer l’effort de guerre. Churchill lui répondit : « Mais alors, pourquoi nous battons-nous ? » » ainsi débute ce très grand album (27×36) semi rigide. Carole Fréchette imagine que, si elle était ministre de la culture, pour contrer ses collègues ministres qui, bien que l’écoutant défendre le budget de la Culture, réclament d’augmenter les leurs (plus « importants », à leurs yeux), elle décrèterait des journées SANS culture. Et de lister tout ce qui serait interdit (abondamment illustré). Si les premières interdictions viennent immédiatement en tête (pas de musique, de spectacle, de ciné, de série, de romans etc.), d’autres nécessitent plus de réflexion. Si on entendait supprimer la culture, même pour une journée, ce serait un monde uniforme et gris duquel toute étincelle de vie serait absente. Et combien de temps dureraient ces journées sans culture ? « Le temps qu’ils cessent de me considérer comme ministre du superflu et qu’ils m’invitent à la table de l’essentiel, en tant que ministre de l’équilibre des âmes, du battement des coeurs, de la respiration. Ministre de l’oxygène. »  Une démonstration par l’humour à laquelle il est impossible de résister. Dès 8 ans.


 Le dessert de Florence Koenig (Thierry Magnier)

C’est le printemps et un ours se réveille : il sort de son hibernation. Il est tout maigre, il a grand faim, mais peine à se souvenir de ce que lui a appris sa maman, c’est si loin déjà. Que mange un ours ? En se promenant dans la nature, il arrive à trouver de quoi manger, mais il lui manque un petit quelque chose, un repas n’est pas terminé sans un petit goût sucré. Mais que mange un ours pour le dessert ? Tous les petits animaux lui proposent différentes choses, jusqu’à ce qu’il trouve ENFIN ce qui lui plaît… Un petit album tout simple et très joli, avec des illustrations qui brillent et une tonalité douce qui plaira aux enfants dès 2 ans.


 Suzon ne veut pas aller à l’école d’Emilie Chazerand et Amandine Piu (Gulf Stream)

Suzon est une petite chipie qui se couche très très tard le soir parce qu’elle joue à la poupée en cachette (et se retrouve de mauvaise humeur le lendemain matin, forcément !), qui parle le coccinelle, le crapaud et le zèbre, et qui comprend aussi la plupart des morues. Mais Suzon est surtout un enfant qui n’a pas du tout, mais alors pas du tout envie d’aller à l’école ce matin… Un album (dès 3 ans) au confortable format carton-mousse (ce qui donne un objet « dodu », très agréable à manipuler) qui raconte des bêtises avec beaucoup d’allant et de gaieté.


 Oh, hé, ma tête ! de Shinsuke Yoshitake (traduit du japonais par Corinne Altan) (Kaléidoscope)

C’est un petit bonhomme qui veut faire TOUT SEUL ! Ca vous rappelle quelque chose ? Alors bon, Maman et son obsession du bain, ça l’énerve un petit peu, mais il faut bien obéir. Se déshabiller, d’accord, mais tout seul ! Ca coince au niveau de la tête, et alors ? Il y a des tas de gens qui vivent très bien la tête prise dans un vêtement. Non ? Et de dérouler toute une vie comme ça, avec des solutions pour tout. Au bout d’un moment, c’est fatal, Maman intervient, c’est alors l’opération bain avec toutes ses petites étapes, puis vient le moment de mettre son pyjama, tout seul, évidemment. Et alors… oups ! Un petit album très très rigolo au rythme parfait qui illustre à merveille les étapes de la mauvaise foi et qui permettra de dédramatiser – sans jamais se moquer – quelques situations inévitables du quotidien.


Max et Lapin Les grands coureurs vont sur le pot d’Astrid Desbordes et Pauline Martin (Nathan)

Max et Lapin, c’est une série qui raconte le quotidien de Max, petit bonhomme d’environ 2 ans, de sa super copine Ginger et de son doudou Lapin, et qui plaît beaucoup à mon petit-fils : sur un lot d’une dizaine de livres, il a sélectionné immédiatement les 2 de cette série et en a redemandé la lecture inlassablement. Ici, nous verrons comment Max décide que les couches c’est terminé, parce qu’il faut bien avouer que ce n’est guère pratique pour gagner à la course…


Max et Lapin La tarte à la colère d’Astrid Desbordes et Pauline Martin (Nathan)

Elles sont redoutablement efficaces, les histoires imaginées par Astrid Desbordes, et en plus, elles donnent des pistes pour désamorcer les situations de crise. Ainsi, quand au parc deux petits amis s’embrouillent, Maman déclare que toute cette colère ne va jamais rentrer dans la voiture, elle est trop grosse. Alors quoi de mieux pour l’évacuer que de l’incarner dans un gros tas de sable avant de sauter dessus de toutes ses forces ? Ainsi est née la tarte à la colère.


Oups ! Y a un loup ! de Titus et Fabien Öckto Lambert (Marmaille & compagnie)

La petite Juliette aimerait beaucoup s’endormir facilement, ne pas se réveiller, de manière à n’être pas fatiguée le lendemain (pas marrant de piquer du nez dans son bol le matin), oui mais voilà, Y a un loup ! Un vilain loup avec de très grandes dents et un sacré appétit qui la course dans ses rêves, et ça fait trois fois cette semaine ! Ces situations – périlleuse, effrayantes – ont beau se dérouler en rimes :

« Et puis là, tout d’un coup !
Des petits pas de loup
Deux yeux vraiment filous
Un Zoulou ou un fou ?
Un bien gros toutou ?
OU UN GRAND MECHANT LOUP ?!
Hou… HOU… H O U… »

Ca n’en est pas moins insupportable ! Ca suffit, le loup ! Terminé de se promener dans les rêves la nuit ! Juliette ne veut plus de cauchemars ! Alors, le lendemain matin (après avoir fait lever papa et maman plusieurs fois pendant la nuit), elle prend une décision…

Un album grand format destiné bien sûr à exorciser les peurs diffuses surgissant au moment du coucher, mais qui séduit surtout par son dynamisme et sa cadence parfaite. On s’identifie très facilement à cette petite Juliette qui a du caractère et le tout est bien servi par un graphisme coloré et fort sympathique.

Lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio, et cet envoi était accompagné d’une jolie lettre de l’attachée de presse – ça change de l’argumentaire lambda glissé dans l’enveloppe.


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